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Dar Zahmoul à La soukra

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Le projet de cette villa, située à la Soukra, est né de l’envie commune des propriétaires de réactiver la mémoire des lieux du village de Sidi Bou Saïd, lieu de naissance du maître de maison. Le chantier était déjà avancé et il s’agissait de le reprendre en infléchissant la proposition d’origine pour obtenir une demeure de style. Il fallait, dans le même temps, répondre aux exigences de la propriétaire en termes de confort et de spatialité contemporaine.

La réalisation de ce projet a été également guidée par l’obligation de conserver les ouvrages déjà exécutés sur chantier, et de n’en modifier que le strict minimum. Ces contraintes ont poussé l‘architecte à redoubler d’ingéniosité pour résoudre les questions de fonctionnalité et distribution des espaces, tout en retrouvant les principes de hiérarchisation, si caractéristique de la demeure traditionnelle, qui décline ses espaces, des plus exposés aux plus intimes, à travers un parcours constitué d’un certain nombre de dispositifs filtres. Cette gradation est accentuée par la mise en scène et la décoration différenciée, selon la vocation de l’espace, qui stimule la curiosité du visiteur, mobilise son attention et l’incite à la découverte.

 

Le vestibule d’entrée prend, ici, l’allure d’une simple driba traditionnelle avec sa décoration typique, alors qu’en réalité, de façon subtile, sans que cela ne soit directement perceptible, il assure la distribution de toute la maison.

Partant de l’idée de recourir aux éléments de décoration traditionnels, l’architecte a mis en doute ce concept, craignant de tomber dans le kitsch et le pastiche, au point d’y renoncer. Il s’est finalement décidé à aller jusqu’au bout de son idée première, sur l’insistance même de Sophie, la propriétaire des lieux qui, après avoir été persuadée du bien-fondé des références formelles traditionnelles pour exprimer ses envies de maison, ne voulut plus y renoncer.

L’implication des différents artisans, qui n’ont pas hésité à déroger à leurs habitudes commerciales pour prendre le temps de travailler à l’ancienne à l’occasion de ce projet, et la qualité de leur prestation, a compté pour une grande part dans la réussite de l’opération.

Article paru dans Archibat n°44 – Juillet 2018

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