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Un moteur socioéconomique et pédagogique
Opinion libre : L’innovation dans le bâtiment
Un moteur socioéconomique et pédagogique
 
La première édition du Concours National de l’Invention 2016 est un événement important en Tunisie puisqu’il est organisé, conjointement par l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII), l’Institut National de la Normalisation et de la Propriété Industrielle (INNORPI), le Ministère de l’Industrie, le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche Scientifique, l’Association Tunisienne des Inventeurs (ATI), l’Union Tunisienne de l‘Industrie, du Commerce et de l‘Artisanat (UTICA) et l’Agence Coréenne de Coopération Internationale (KOICA).
C’est donc une première en Tunisie où plusieurs structures se sont mises en réseaux afin d’encourager l’invention, l’innovation et l’esprit d’entreprenariat et de développement technologique.

Ce concours est un événement qui vise à encourager les Inventeurs et Chercheurs, Entreprises, Etablissements universitaires, Centres techniques, Centres de Formation Professionnelle, Laboratoires ou Unités de recherche, publics ou privés, les associations, les organismes et instituts privés et d’Etat, à présenter et valoriser leurs inventions à un large public et à s'inscrire dans des démarches d’industrialisation de leurs inventions, de mise en valeur des brevets et de leur exploitation par l’intermédiaire de partenariats.
Par extension cela favorise l’esprit d’invention et de compétitivité technique et industrielle, principal moteur de développement socioéconomique de tout pays en émergence.
Cette culture d’invention, puis d’innovation et enfin d’entreprenariat est un moyen pédagogique pour rendre nos universités et nos centres de recherches compétitifs et productifs de savoir et de savoir-faire à la fois.

Les conférences des diverses représentations de ces institutions (APII, INNORPI, ATI) lors de la journée du 21 septembre 2016 à la cité des sciences, furent très enrichissantes et instructives pour le public d'inventeurs.
La thématique du concours 2016 est « le transfert technologique ». Parmi les interventions figurent celles relatives aux brevets (différenciation entre innovation, inventivité et application industrielle) et les différents aspects techniques y afférant mais également la nature même de ce qui est communément dit invention et le passage d’une invention vers l’innovation et enfin l’industrialisation et la confrontation du produit innovant au marché. Un processus long et difficile, mais qui, semble-t-il, repose sur du bon sens et une formule à trois niveaux : Pains – Gains – Time.

« La valorisation est donc une passerelle entre la recherche et le secteur socio-économique. La valeur d’un produit doit être perçue par le client "potentiel" comme un "GAIN" face aux sacrifices qu’il endure (exemples : passage du CD-rom vers la clé-usb, la machine à laver, l’aspirateur, etc.) » Selon Monsieur Kamel Ben Ameur expert en stratégie d’innovation industrielle. Aussi, l’exemple de la Corée du Sud a été présenté. Un pays qui, dans les années 60, était classé parmi les Etats les plus pauvres, se positionne aujourd’hui 15èmepuissance économique, et ce grâce, à l’innovation et la production technologique.
L’université et notamment les disciplines professionnelles comme l’architecture et l’ingénierie, doivent pouvoir inscrire dans leurs contenus de formations cet enjeu winwin1et l’esprit entrepreneurial chez les jeunes étudiants pour les libérer du schéma classique de l’architecte ou ingénieur prestataire de plans et de dessins techniques. L’architecte peut également inventer des pièces, des matériaux innovants (exemple « le plancher léger intégral composé de matériaux préfabriqués » fruit de l’inventeur architecte Moncef Souissi primé en 2006).


Schéma présenté par M. Kamel Ben Ameur

L’architecte de renommée internationale Norman Foster s’est enrichi et a atteint une notoriété à travers ses brevets et ses gains sur les pièces technologiques qu’il a inventés pour les projets qu’il a réalisés.
De même que Google Book (1990) est l’heureux résultat d’une success story de chercheurs tunisiens (Lotfi Belkhir Docteur en Physique, Makram Mestiri et Associés).
La remise des prix aux lauréats s’est déroulée les journées 9 et 10 novembre 2016. Le 1erprix a été attribué à Sami Guetari pour son projet relatif à la production de compléments alimentaires riches en oméga 3 à partir de déchets de thon. Le 2èmeprix a été attribué à Ghassen Ferchichi pour sa fabrication d’une semelle intelligente connectée à une application mobile permettant aux diabétiques souffrant d’ulcération du pied d’éviter une aggravation. Le 3èmeprix a été attribué à Anis Sahbani pour la production de robots mobiles de sécurité des espaces.

Ce qui est regrettable c’est le peu (quasi absence) de recherches dans le domaine des matériaux de construction ou des interfaces de dessin et de conception (logiciels paramétriques) en Tunisie. Pour pallier à ce manque, notre système d’enseignement et de recherche doit nécessairement se réformer et s’inscrire dans de nouvelles dynamiques et de nouveaux paradigmes pédagogiques où la créativité, l’esprit de management et d’entreprenariat (le win-win anglo-saxon) sont au centre des structures et des raisonnements pédagogiques et didactiques, notamment, dans les domaines à formation professionnelle comme l’architecture, l’urbanisme, l’aménagement du territoire et l’ingénierie.
L’enseignement et l’éducation vivent aujourd’hui une crise à l’image du monde qui bouge à une vitesse frénétique, où les repères et les fondements s’estompent face à l’emprise du matériel.
Paradoxalement, cette mainmise du matériel, par le biais du marché libéral, nous fait prendre conscience de l’importance cruciale de l’éducation et de la faculté à produire des systèmes d’enseignements susceptibles de développer des penseurs, des citoyen(ne)s autonomes, capables de renouveau et d’innovation. D’où le rôle fondamental de l’éducation et donc de l’enseignement qui en est un des biais essentiels.

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