mardi 12 décembre 2017  |
Recherche
dans
| Actualités | Guide Produits | Portfolios architectes | Archibat la revue  
   
 
Newsletter
Opinions/débats
Diaporamas
Concours
Réglementation
Dossier du mois
Annuaires
Diaporamas
 
Parcours Architectural
Notre dame
Résultat architectural de deux contraintes physiques, la contrainte horizontale imposée par l’étroitesse du terrain et la contrainte verticale définie...
 
Agenda
Du 15 au 24 Décembre 2017
Le Salon de la Décoration et du Design, dardéco 2017
Lieu : Parc des Expositions et Centre de Commerce International de Tunis
Voir tous les salons
 
Accueil | Actualités | National | Partenariat public-privé (PPP) : pour des villes maghrébines globales et solidaires
Impulser une dynamique de partenariat pour des villes plus attractives
Partenariat public-privé (PPP) : pour des villes maghrébines globales et solidaires
Impulser une dynamique de partenariat pour des villes plus attractives
 
Les échanges d’expériences intermaghrébines doivent permettre de renforcer la qualité infrastructurelle des villes et leur attractivité
Une conférence internationale s’est tenue les 25 et 26 septembre à l’Hôtel de Ville de Tunis. Intitulée «Partenariat public privé : pour des villes maghrébines globales et solidaires», cette conférence a enregistré notamment la participation d’éminents experts d’Algérie, du Maroc, de Mauritanie…L’événement a été organisé par la municipalité de Tunis, en partenariat avec le Réseau des femmes leaders du Maghreb.
Après la session d’ouverture relative aux interventions des organisateurs du workshop, un premier atelier a été animé par Mme Maya Boureghda Chebeane. Professeur universitaire et avocate, elle a résumé les enjeux des projets PPP dans une déclaration à La Presse : «Le cadre juridique existe dans tous les pays du Maghreb. Maintenant, il faut résolument passer à l’acte, car c’est là une opportunité pour les villes du Maghreb d’améliorer la qualité de la vie du citoyen. Le PPP est une démarche qu’il faut  entreprendre à l’avance  et qui doit être réfléchie. Pour cela, il faut développer l’échange et l’expertise de projets en commun».
A la question portant sur les avancées de la Tunisie dans ce domaine, elle émet des réserves en expliquant que la lenteur et le retard observés dans les projets PPP sont dus à des raisons institutionnelles et non politiques. «C’est avant tout un problème de passage à l’acte. Le cadre institutionnel est en train d’évoluer et de se mettre en place».

Partenariat ou concession
Dans son allocution à l’assistance, l’intervenante a également relevé que les blocages observés dans le lancement et la mise en place d’un partenariat public/privé fructueux s’expliquent par l’existence de préjugés tenaces qui représentent un frein à la dynamique qui peut être créée par les projets urbains issus d’un PPP. «Certains gouvernants pensent que le PPP est une bombe à retardement pour les collectivités locales. Ce n’est pas du tout le cas», explique la professeur universitaire qui a ajouté, par ailleurs, que si le PPP est un produit miracle, tout trouvé, pour le Maghreb et ses infrastructures en manque de modernisation,  celui-ci doit être traduit en action ! «On demande parfois au public de financer le privé alors que l’Etat n’en a pas les moyens». Elle préconise un travail en amont, avec une évaluation préalable avant de lancer tout projet PPP et une préparation adéquate afin de  déterminer le montant des investissements nécessaires à la création des projets. «Avant d’investir en ville, il faut se demander quels sont les moyens financiers disponibles pour pouvoir monter des projets issus de partenariats public/privé. Il faut évaluer leur faisabilité grâce à des études». Mme Leila Ben Gacem, propriétaire de la maison d’hôte, «Dar Ben Gacem», et directrice d’un bureau d’expertise, est venue témoigner de l’intérêt de préserver le patrimoine national grâce à la coordination des efforts de la société civile avec les instances gouvernementales.

Dans la droite lignée de l’argumentaire de Mme Chebeane, M.Khaled Amri, consultant tunisien en PPP, apporte des éclaircissements.  «Le partenariat public/privé doit être bancable et rentable sinon il n’a aucun lieu d’être… ». Faut-il priviliégier la création de projets sous forme de concession ou de partenariat? C’est l’une des questions qui a été soulevée par l’un des participants : «Prenons l’exemple de l’autoroute Tunis- Hammamet. L’aménagement d’une station de péage a permis le remboursement complet de l’infrastructure créée, via des concessions. Tandis que,  dans les zones enclavées, à l’intérieur du pays comme Kairouan ou Gafsa, moins fréquentées et avec des moyens financiers plus réduits,  le partenariat est plutôt recommandé au détriment de la concession à cause du  risque du non-remboursement intégral», répond Mme Ben Chebeane.
L’objectif est de mettre l’accent sur les potentialités du mécanisme du partenariat public/privé en tant qu’outils pour le développement des villes. Mme Cyrine Ben Mlouka, présidente du RFLM, affirme : «Nous savons tous que des villes développées conduisent à une économie inclusive et une meilleure qualité de la vie». Dans le même contexte, elle a affirmé que les maires des villes maghrébines seront à l’écoute du secteur privé et de la société civile, à travers des ateliers organisés dans le cadre de l’événement.

Des expériences différentes et variées
M. Mohamed Salim Telidji a fait un tour d’horizon des cas spécifiques à chaque pays du Maghreb. «Les démarches des pays du  Maghreb en matière de partenariat public/privé sont conformes aux standards internationaux. La bataille des marchés s’annonce grande ouverte». L’expert mauritanien, M. Hassan Boukhreis, directeur d’une institution PPP locale, a cité en exemple   son pays qui dispose d’une législation et d’un cadre institutionnel pour les projets issus du partenariat public/privé, soulignant, par ailleurs, que  le développement des échanges interrégionaux  peuvent permettre de renforcer les relations régionales et sous-régionales avec des pays comme le Sénégal ou la Côte-d’Ivoire.

Cette conférence a rassemblé plusieurs maires maghrébins dont M. Seifallah Lasram, maire de Tunis, et des représentants des collectivités locales maghrébines. Les transferts et partages de savoir-faire, les échanges d’expertise pour déterminer l’impact sur les populations de la région ont été recommandés à moult égards.  « On espère voir du PPP dans tous les pays de l’Union du Maghreb Arabe », conclut avec optimisme la modératrice de l’événement.

Source : La Presse
 
 
DANS LA MEME RUBRIQUE
Concours National d’architecture à un degré
Projet de construction du palais Municipal de la commune de Jendouba
PROLONGATION
L'Appel de Dorra Ismaïl & Mehdi Dellagi – architectes
Pour la construction d’un logement plus soutenable
Matinée conférences - débats : Profession Architecte en Tunisie
Le 27 octobre 2017 à l'ENAU
 
 
http://www.archibat.info/
Dossier du mois
Revêtements de façade
Chaque façade confère au bâtiment une identité spécifique par l’emploi de divers revêtements en perp ...
Archibat la revue
Présentation
Vente & Abonnement
Revue de presse
 
Partenaires
Accueil | Flux RSS | Publicité | Référencez-vous sur Archibat | Newsletter | Contactez-nous | Plan du site
© 2008 Architecture, Bâtiment, Communication | création site web Positif Tunisie - Tous droits réservés