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Comment l’innovation peut-elle accompagner les villes et les territoires vers plus de durabilité ?
 
Vingt ans après les premières expériences de quartiers durables initiés en Europe du Nord, dix ans après le lancement de la démarche EcoQuartier en France, de plus en plus de collectivités, aménageurs et porteurs de projets publics et privés, habitants et usagers, acteurs du développement durable, se mettent en mouvement pour donner de nouvelles perspectives aux territoires, conduire la mutation des villes et prendre résolument le virage de la transition écologique.
Mais est-ce suffisant, alors que l’urgence climatique se fait sentir chaque jour plus fortement ? Malgré la prise de conscience politique et les dynamiques encourageantes dans beaucoup de pays et de villes, trop de territoires hésitent encore à s’engager. La méconnaissance, notamment des innovations aujourd’hui disponibles et maîtrisées, la crainte de s’impliquer dans des démarches coûteuses, une vision à court terme, un déficit en conseils avisés, sont autant de freins à une diffusion à grande échelle des démarches et à un passage à l’acte des acteurs politiques et techniques de l’aménagement.

Face à ce constat ou à ces inquiétudes, il semble fondamental pour l’avenir de nos territoires d’identifier les pistes d’amélioration. En effet, à l’aune des perspectives de croissance des villes et métropoles qui prévoient que celles-ci accueilleront bientôt 80% de la population mondiale, une alerte doit être faite auprès des porteurs de projets pour les encourager à envisager de nouvelles formes de développement des villes. Cette nécessité est d’autant plus prégnante lorsque l’on sait que ce sont les centres des grandes villes et les zones péri-urbaines qui accueillent (et accueilleront) la grande majorité des populations les plus précaires (en France, 85% des populations les plus fragiles habitent en centre ville ou dans les proches banlieues). Ces populations, en attente des services de base et souvent en grande dépendance, méritent une attention toute particulière. Dans une vision plus globale, il faut être vigilant sur la nécessité de travailler aussi sur les petites villes et le milieu rural. Ils continueront d’accueillir une partie de la population et sont indispensables au maillage du territoire, à son bon fonctionnement et à sa résilience. Les projets de territoires durables, portant les mêmes valeurs que dans les grandes villes, doivent aussi s’y développer et contribuer à la lutte contre la fracture grande ville/milieu rural.

Pour relever ces défis, les acteurs de l’aménagement déploient de plus en plus d’innovations, comme autant de pistes d’amélioration du fonctionnement, ou du métabolisme, de nos villes et territoires et comme autant de vecteurs d’incitations pour les porteurs de projets. Si l’objet du présent article n’est pas de citer toutes ces innovations, trop nombreuses et pour certaines très techniques, il convient néanmoins d’évoquer les innovations, aujourd’hui déployées dans de nombreux territoires, relatives à la smart city, ou ville intelligente, et les appréhender comme des outils au service des citoyens, et gestionnaires des villes, pour en optimiser les services : transports et déplacements, gestion des flux, gestion des déchets, diminution de la consommation, …..

On doit aussi souligner tous les efforts accomplis pour produire les innovations relatives à la qualité des bâtiments et aux matériaux utilisés, au recyclage et à la réutilisation, aux équipements qui facilitent la vie des habitants et usagers, ou encore à la place redonnée à  la nature et à la biodiversité en ville.

Mais il est fondamental de rajouter que les innovations porteuses des valeurs de la ville et des territoires durables sont aussi d’un tout autre ordre. En parallèle des aspects techniques, le constat après 10 ans de politiques en faveur des territoires durables, est que les projets durables, qu’ils soient en grande ville, en ville moyenne, en milieu rural, n’ont pu émerger et se réaliser que grâce à une forme innovante de gouvernance, impliquant l’ensemble des acteurs du territoire dont les habitants et usagers. C’est cette gouvernance élargie, mobilisée dans la durée, proposant un véritable projet partagé de territoire qui a pu dans bien des cas lever les freins et difficultés.

Cette innovation dans l’élaboration et la réalisation d’un projet, qui relève non plus de la technique ou de la technologie mais de « l’humain » et du sociologique, est aussi source de nouvelles dynamiques, comme l’économie circulaire, l’économie sociale et solidaire, la promotion des filières locales, la solidarité territoriale. Elle est aussi le fondement d’une nouvelle compréhension et acceptation des lieux et des espaces, qui a permis l’émergence de  l’urbanisme transitoire, des tiers lieux, des occupations temporaires.

Pour aller encore plus loin, l’innovation doit aussi permettre de consolider les méthodes d’évaluation et faciliter les retours d’expérience. Dans la grande majorité des cas, nous ne disposons d’aucune évaluation, ni quantitative ni qualitative, permettant d’objectiver l’impact des opérations d’aménagement auprès des habitants et de façon plus globale sur le territoire d’implantation. Comment alors inciter les porteurs de projets à reproduire les expérimentations si les résultats ne sont pas démontrés ?

Les innovations doivent avoir pour ambition d’outiller les porteurs de projets et de contribuer à l’émergence de facteurs de réussite d’un projet d’aménagement durable, fondés lorsqu’il le faut sur des innovations technologiques, mais aussi sur une gouvernance élargie et productive.

Dans ce contexte, le réseau VIVAPOLIS, qui vise à fédérer les acteurs publics et privés français travaillant à la conception, à la construction et au fonctionnement de la ville durable, a pour mission d’accélérer la diffusion des innovations et des résultats des expérimentations en matière de ville durable, de les capitaliser et de les valoriser y compris à l’international. Il a pour vocation de permettre aux acteurs français d’être individuellement et collectivement plus efficaces dans leur démarche et leur action grâce à une meilleure synergie.

Un article signé Bruno Bessis, Chef de projet auprès du Sous-directeur de l'aménagement durable chez Ministère de la Cohésion des territoires.

Source : construction21.org
 
 
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