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Tunisie : La « révolution » de l’immobilier aura-t-elle lieu?

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Invest Consulting, promoteur du Guide l’immobilier tunisien a organisé une table ronde, 29 mars 2011, autour d’une thématique on ne peut plus d’actualité: «Perspectives de l’immobilier après la révolution». Plusieurs intervenants du secteur étaient présents qui ont parlé “sans tabous“, comme l’a indiqué Maître Toufik Chabchoub, avocat à la Cour de cassation.

Au centre des discussions, la flambée des prix des bâtiments, bien entendu, dont la cause serait l’augmentation des prix des matières premières.
Les participants se sont également penchés sur les statistiques officielles, lesquelles, selon eux, n’étaient pas fiables et difficilement vérifiables, même auprès de l’Observatoire national de l’habitat. Car aucun indice des prix n’existe dans l’immobilier, à en croire les dires de Chokri Keskes, président de la Chambre syndicale des agents immobiliers.
A commencer par le fameux taux de “80% des Tunisiens propriétaires de leurs maisons“, chiffre brandi comme propagande de réussite sociale par l’ancien régime. Pour les promoteurs immobiliers, ce chiffre est d’autant plus erroné qu’en 2009, pas moins 426 mille habitations étaient inoccupées, selon l’INS, dont 104 mille destinés à la location… D’aucuns avancent le chiffre 700 mille habitations non occupées actuellement, et que quelque 35.000 logements invendus. Ce qui revient à dire que plusieurs personnes sont propriétaires de plus d’un logement. De quoi inquiéter les promoteurs immobiliers qui se trouvent déjà en difficulté, à l’instar du reste de l’économie.
La profession se plaint aussi du manque de terrains aménagés, de l’absence de plans d’aménagement urbain et de la lenteur des procédures administratives relatives à l’octroi des permis de bâtir. Dans ces conditions, il est difficile d’envisager une baisse des prix.  
Pour M. Keskes, la structure de la promotion immobilière a toujours été marginalisée. Entre l’administration et les professionnels, le courant ne passe pas, des conflits à la pelle. Il est, notamment, reproché à l’administration de ne pas gérer ces conflits comme il faut, surtout dans les dépassements graves. «C’est l’administration qui gère l’octroi de l’attribution d’exercice des promoteurs immobiliers. Elle doit aussi être capable de retirer ou de supprimer les agréments quand il le faut», affirme Tarek Chaâbouni, PDG du groupe «Le Logement». Selon lui, plusieurs articles de loi ne sont pas appliqués, telle que l’avance acquéreur qui doit être mise dans un compte bloqué. On cite également d’autres dépassements dans la vente qui ne doit être entamée qu’une fois le schéma immobilier est complet. Les abus existent aussi dans le calcul des surfaces, dans la dénomination des labels, etc.
Sur l’autorisation du gouverneur pour les étrangers, les professionnels du secteur sont divisés. Certains la voient comme un obstacle, alors que d’autres estiment que c’est une nécessité.
Pour conclure, force est de constater que le climat actuel n’est pas favorable à la promotion, parce que l’administre ne semble pas suivre l’évolution. C’est ce qu’estime Maître Néjib Fekih, avocat à la Cour de cassation, pour qui le problème réside dans la lourdeur administre, la lenteur de la procédure et l’absence de délais limités de réponse.
Source : WMC







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