fbpx
LOADING

Type to search

A la Cité des sciencesL’âge d’or des sciences arabes

Share



A partir du vendredi 16 mars, la Cité des sciences de Tunis (CST) accueille une exposition réalisée par l’Université Libre de Bruxelles (ULB), intitulée «L’âge d’or des sciences arabes», et que plus de 50.000 personnes ont déjà visitée à Bruxelles et en Wallonie. La cérémonie d’ouverture s’est déroulée, en présence de personnalités tunisiennes et de M. Rudy Demotte, ministre-président de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Ayant bénéficié du soutien de Wallonie-Bruxelles International, cette exposition, destinée au large public, rend hommage à l’apport des civilisations arabo-musulmanes aux diverses sciences (médecine, zoologie, chimie, mécanique, astronomie, mathématiques, architecture, musique…). Car, tout ce que le Moyen Âge islamique a produit comme connaissance s’est révélé déterminant dans l’élaboration des sciences occidentales et, au-delà, dans la construction du monde moderne.


Ce voyage des savoirs illustre la faculté des Hommes à se rencontrer autour d’un projet qui les transcende et à s’inscrire contre la logique de la guerre.


Dans une note de présentation, la Cité des sciences précise sur son site que cette exposition a pour ambition de montrer au public le développement extraordinaire qu’ont connu les sciences à l’époque de ce qu’il est convenu d’appeler l’âge d’or de la civilisation arabo-musulmane (VIIIe-XVe siècle). Abordant à la fois une culture et des sujets qui ne sont pas nécessairement bien maîtrisés par le public, cette manifestation veut l’interpeller par une approche simultanément esthétique, pédagogique et ludique, à travers un ensemble de panneaux explicatifs joliment illustrés et mis en scène. L’objectif ultime étant de restaurer la mémoire amputée du patrimoine scientifique arabo-musulman.


Pour rappel historique, depuis l’an 632 (la mort du prophète Muhammad) jusqu’à 732 (bataille de Poitiers), les Arabes conquièrent un immense territoire qui s’étend de la frontière chinoise au nord de l’Espagne.


Dans cette mosaïque de contrées, la civilisation musulmane va se développer à partir des héritages scientifiques de la Grèce, de l’Egypte et la de Mésopotamie. Du VIIIe au XVe siècle, les lieux de savoirs (maisons de sagesse, établissements d’enseignement, bibliothèques et hôpitaux.) naissent et se développent. L’Arabe devient alors la langue scientifique commune. Des astronomes, médecins, mathématiciens, philosophes tels que Ibn Sina (Avicenne), Ibn Rushd (Averroès), Al-Biruni, Al-Khawarismi, Al-Râzi (Rhazes) et bien d’autres de religions et d’origines diverses, actualisent et poursuivent l’œuvre de leurs prédécesseurs et portent loin le flambeau de la science.


Il est à noter que cette exposition, fruit d’une coopération scientifique entre l’ULB et l’Institut du Monde Arabe à Paris (IMA), est la première d’un cycle consacré à l’histoire des apports des savoirs de plusieurs civilisations.

 


Source : La Presse



Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *