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À propos du projet de construction du complexe sportif et commercial à La Marsa

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Selon la TAP, la société P&F Immobilière entamera la construction d’un complexe sportif et commercial avant la fin de 2012, à la Marsa, a annoncé le vice-président de la société, Mohamed Ben Hedi Abid.
A l’issue d’un entretien des représentants de la société Tuniso-Suisse P&F, avec le chef du gouvernement provisoire, Hamadi Jebali, mercredi, au palais du gouvernement, à la Kasbah, M. Abid a déclaré que ce projet fournira 6.000 emplois dont 1.000 permanents.


 

Le promoteur a présenté à M. Jebali une première maquette du projet qui sera réalisé avec des financements communs (tunisien, suisse et qatari) d’environ 355 millions de dinars.
Le complexe sera construit sur un terrain de la commune de la Marsa et occupera 138.000 m².

 

Il comportera un terrain de football pouvant accueillir 12.000 spectateurs et une salle couverte d’une capacité de 3.000 chaises qui seront la propriété de la commune de la Marsa après l’achèvement du projet.Le projet commercial, résidentiel et administratif restera, quant à lui, la propriété de la société afin de lui permettre d’amortir son investissement. Il a ajouté que la société réaliserait ce projet dans un délai de 3 ans.


L’Etat ne se chargera d’aucune dépense pour l’aménagement du site du projet car la société réalisera des études sur les voies d’accès à ce projet et procèdera, dans ce cadre, à la réalisation d’un tunnel qui facilitera l’accès au site ainsi qu’à l’aménagement d’un parking d’une capacité de 1.000 véhicules.


P&F Immobilière est la filiale tunisienne du groupe Suisse Zanotelli, créé en 1927, et opérant dans les domaines du développement immobilier, de la gestion des propriétés immobilières, du commerce et du consulting.

 

Ce projet a suscité une polémique sur le réseau facebook, voici les interrogations de Selim Ben Mahmoud, publié dans le groupe : NON A LA DESTRUCTION DU SITE ET DU STADE ABDELAZIZ CHTIOUI A LA MARSA

 



  1. Le promoteur compte commencer les travaux d’ici la fin de l’année ? Pour cela, il devra avant tout obtenir le permis de bâtir de la part de la municipalité (à la légitimité toute relative). En l’état actuel des choses, le plan d’aménagement ne le permet pas, il faut donc une modification du PA. Il faut se rappeler que le même problème s’était posé pour le projet de CARREFOUR et que même à l’époque, avec tous les appuis et passe droits possibles, la procédure (différents ministères, enquête publique…) avait duré plus d’une année…



  2. Le projet comprend un centre commercial de 15 000 m² ! Il faut savoir que suite à l’ouverture du centre commercial CARREFOUR (encore lui) et aux problèmes qu’il a engendrés, une loi stipule que les surfaces commerciales supérieures à 1500 m² ne peuvent se situer dans un périmètre inférieur à 20 Km du centre d’une agglomération.



  3. Quel est l’intérêt de la municipalité (et donc des citoyens) ? Tel que présenté, le projet permettra à la municipalité de récupérer un stade et une salle couverte flambants neufs en échange du terrain. On est tous d’accord pour dire que le stade actuel est obsolète et que La Marsa mérite un équipement moderne digne de ce nom. Il y a quelques années, il a été proposé au conseil municipal de déplacer le stade sur le terrain (alors public) de l’actuel CARREFOUR (décidément…) et de financer sa construction par le lotissement et la vente du terrain actuel. Cette proposition est restée sans suite puis devenue impossible après la vente des terrains de CARREFOUR. Aujourd’hui la problématique reste la même, comment moderniser les infrastructures sportives de La Marsa sans avoir à puiser dans les fonds publics ?


a) Par un projet public géré par la municipalité avec l’appui du ministère de l’équipement ou par une société publique crée pour le projet. Le principe serait le même que celui présenté aujourd’hui, à savoir l’utilisation de la valeur foncière du site par une cession partielle qui permette de financer les équipements et même de générer des bénéfices au profit de la municipalité.

 

b) Par un partenariat Public/Privé dans lequel la municipalité délègue à un partenaire privé la gestion et la conception du projet. Dans ce cas, il faut que la répartition des bénéfices entre les partenaires soit équitable et que la municipalité en tire le maximum tout en assurant une rémunération juste à la partie privée pour son expertise et savoir faire. Cette solution, qui permet une synergie et une optimisation des capacités des deux secteurs autour d’un projet commun pourrait correspondre au projet tel que l’on nous le présenta aujourd’hui. Seulement, afin de garantir la juste répartition entre les parties, il aurait fallu recourir à un APPEL D’OFFRES PUBLIC comprenant une offre technique et une offre financière qui fasse jouer la concurrence et qui garantisse l’optimisation du rendement des biens publics mis en jeu.

 

c) La municipalité « donne » à un tiers privé des terrains publics en échange d’équipements et tire un trait sur d’énormes bénéfices potentiels. Bien sure, cela de grès à grès et sans aucune consultation.
En conclusion, avec la révolution la transparence dans les affaires publiques a progressée. Avant, nous avions une illusion de légalité à travers des appels d’offres bidons et des procédures de déclassements « légales ». Aujourd’hui les méthodes sont les mêmes mais on ne prend même plus le soin de les « maquiller ».

 














 

 







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