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AbdelwAheb Rzeigui, représentant des étudiants du 1er cycle à l’ENAU«El Kobba», un mouvement de protestation bien conduit

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Les étudiants architectes de l’Enau de Sidi Bou Saïd expriment depuis quelque temps leur mécontentement en lançant leur mouvement «El Kobba», ce dernier a pour objectif de protester contre le système éducatif qualifié par tous «d’archaïque»
Etudiant à l’Ecole nationale d’architecture et d’urbanisme, Abdelwaheb Rzeigui milite également pour rendre son institution à la hauteur des attentes. En plus de ses études en 3ème année, il occupe le poste de représentant des étudiants du premier cycle.

«Nous voulons engager de vraies réformes pour le bien des étudiants et du métier d’architecte d’une manière générale. Les efforts que nous avons à travers nos mouvements de protestation ont pour objectif de produire des individus libres de réfléchir et de créer, soutenus par un corps administratif réactif et toujours à l’écoute», déclare Abdelwaheb pour expliquer la grève du 7 novembre dernier.
En effet, les étudiants architectes de l’Enau de Sidi Bou Saïd expriment depuis quelque temps leur mécontentement en lançant leur mouvement «El Kobba», ce dernier a pour objectif de protester contre le système éducatif qualifié par tous «d’archaïque».  «Il s’agit d’un mouvement qui annonce une grève d’un nouveau genre en Tunisie et qui a débuté le 7 novembre 2014 sous la coupole de l’école qui a inspiré l’appellation “El Kobba”. Abdelwaheb précise que les étudiants se sont organisés en comités afin de gérer l’évolution de la grève et chacun s’est chargé d’un volet bien déterminé.
Sans arrêt des cours ou slogans hostiles, la manifestation a été très laborieuse. Le premier comité s’occupe de l’édition du journal qui est à la fois informatif et indiquant l’avancement de la grève.
Un deuxième comité, chargé de la communication, avance l’actualité, envoie les e-mails et gère la relation avec les médias et les réseaux sociaux.
L’autre comité «de sensibilisation» a été mis en place pour l’écoute des étudiants.
Le comité fondamental propose des réformes en adéquation avec la réalité tunisienne, en se basant sur les anciens documents de réforme entrepris depuis plusieurs années mais qui n’ont jamais vu le jour. Ces réformes se basent également sur les méthodes empruntées par  les écoles à l’étranger.
«Pour nous, étudiants en architecture, le système actuel de formation, créé depuis1996, ne répond plus à nos attentes ni à celles du marché de l’emploi. Certains programmes sont très loin de la réalité, d’autres manquent de pratiques ou ne servent pas à grand-chose. Nous souhaitons avoir des programmes qui suivent d’une manière régulière les évolutions du monde de l’architecture», insiste Abdelwaheb Rzeigui.

De bons échos
Pour lui, étudiants, enseignants et administration doivent mieux communiquer pour pouvoir apporter les évolutions pédagogiques essentielles à la bonne préparation de l’étudiant et aussi à l’image de marque de la formation tunisienne. «Il est très important pour nous d’avoir le matériel nécessaire,  la multiplication des stages et des sorties d’études, les déplacements sur chantiers… Nous espérons acquérir une éducation qui s’imposer partout», explique notre interlocuteur.
Pour les étudiants de l’Enau, il est nécessaire pour eux qu’ils puissent être prêts à la vie professionnelle. Ils demandent de revoir les barèmes de notation lors de la présentation du projet de fin d’étude devant le jury, de gérer avec l’administration le système d’assiduité et de présence.
Un bon nombre  d’enseignants se sont montrés solidaires avec le mouvement «El Kobba» car les étudiants avaient raison sur plusieurs points. Les réformes concernant les notations et modes d’évaluation et les assistent dans leur démarche auprès des membres de l’administration qui semblent moins flexibles. D’ailleurs, un dialogue est en train de s’établir, notamment avec le ministère de l’Enseignement supérieur et des délais ont été fixés afin de répondre à certaines revendications.
Par ailleurs, les étudiants ont  impliqué des architectes déjà opérationnels et ils ont aussi eu de bons échos car ces derniers connaissent  mieux la demande du marché de l’emploi.

Source : La Presse







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