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Carthage 2016 : Retour sur le séminaire « Défis du secteur du bâtiment et de la construction – Démarches innovantes »

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En marge du salon du bâtiment Carthage 2016, le Ministère de l’Equipement et de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire en partenariat avec le Centre Technique des Matériaux de Construction, de la Céramique et du Verre (CTMCCV), l’Agence Nationale de Maîtrise de l’Energie (ANME) et Archibat, a organisé le 16 mai un séminaire sous le thème « Défis du secteur du bâtiment et de la construction – Démarches innovantes ».

Le séminaire, réunissant les spécialistes de la question, visait à proposer des pistes de réflexion pour envisager des perspectives d’évolution  du secteur capables de répondre aux défis auxquels il est confronté.

Dans un esprit de concertation et
sous la forme d’interventions suivies de débat, ce séminaire a réuni les
spécialistes de la question pour faire un état de lieux et étudier les
modalités d’évolution possibles du secteur du bâtiment. Il a permis de croiser
les expériences en mettant l’accent sur les démarches innovantes, les bonnes
pratiques et l’expertise acquise. A l’issue du séminaire des recommandations
ont été élaborées pour favoriser une évolution efficiente du secteur.

Le premier panel a réuni autour
du thème de la planification et des projets urbains, Raouha Jebbari Larbi,
Directrice de l’urbanisme MEHAT ; Fathi Hanchi, ANME ; Valentine Monnier,
chargée de projets AFD et Sami et Ines Mimita architectes de libre pratique (MD
Architectes)

Dans son intervention, Raoudha
Larbi a mis en exergue l’état des villes en Tunisie et l’urgence d’une réforme
du CATU dans un contexte actuel exigeant. Ces villes ont connu au cours des
dernières décennies de profondes modifications résultant de l’évolution rapide
de l’urbanisation et de ses conséquences socio-économiques, qui ont contribué
au changement de la structure sociale et au développement du tissu économique
et urbain.

Après avoir
dressé un état des lieux de la dimension énergétique du secteur du bâtiment,
Fethi Hanchi, Directeur de l’Utilisation Rationnelle de l’Energie à l’ANME a
présenté le concept du DHC, ses principes de fonctionnement ainsi que ses
avantages en termes de développement durable et de maîtrise de l’énergie. En effet les avantages du DHC sont considérables
tant du point de vue de la collectivité que de celui de l’individu. Sa mise en
œuvre conduit à une réduction de la consommation d’énergie primaire et une meilleure
exploitation des énergies locales renouvelables ou gratuites (déchets,
biomasse, solaire, chaleur résiduelle industrielle, free cooling, etc.). Il
permet de réduire les risques sanitaires liés à la production de légionellose à
partir des tours de refroidissement, ainsi que les émissions de GES dues
principalement à la consommation d’énergie et les gaz réfrigérants. A l’échelle
de l’utilisateur, le DHC permet la réduction de la facture énergétique
(redevance de puissance et débit), la réduction des coûts de la maintenance et
élimination des coûts de renouvellement des équipements de production, la
réduction des risques (légionellose, combustion), celle des nuisances sonores
et vibratoires, la garantie d’approvisionnement et la réduction des risques de
panne, une meilleure disponibilité des espaces utiles et, enfin, la flexibilité
de contracter à hauteur du strict besoin en énergie.

Dans le cadre d’un retour
d’expérience Ines et Sami Mimita ont fait part de la démarche HQE Aménagement,
qu’ils ont mise en œuvre dans le projet L.G.V 
au Congo Brazzaville. Ce projet constitue la nouvelle entrée nord de
Brazzaville et se déploie sur 600 ha. Il respecte les 17 cibles définies par la
démarche HQE aménagement qui se déclinent en trois volets. Le premier volet
concerne l’intégration et la cohérence du quartier avec le tissu urbain et les
autres échelles du territoire,  il se
décline lui-même en 5 thèmes avec le territoire et le contexte local ; la
densité ; la mobilité et l’accessibilité ; le patrimoine ; le paysage et
l’identité et l’adaptabilité et l’évolutivité.

Le deuxième panel a porté sur la
question des enjeux du développement de l’innovation dans le bâtiment, il a
réuni Lotfi Rejeb, architecte ; Hassen Ben Hassine, ingénieur, expert national
en efficacité énergétique ; Mohamed Zied Gannar, ingénieur Thermicien Chef de
Service “Efficacité Energétique dans les Nouvelles Constructions”
Agence Nationale Pour la Maitrise de l’Energie ; Béchir Souid : Architecte
-Programmiste (AP’Culture).

Le conférencier Mohamed Zied
Gannar a centré son propos sur la rénovation énergétique des bâtiments
résidentiels existants. Ce secteur représente un enjeu important en matière de
maitrise de l’énergie. En effet, le parc des logements existants compte en
2014, 3 289 903 unités consommant près du cinquième de l’énergie finale du
pays. De plus, 79 000 nouveaux logements, en moyenne, se construisent
annuellement, soit un taux d’accroissement annuel moyen de 2,5%. Il est
fortement nécessaire de mettre en place une stratégie nationale de rénovation
énergétique des bâtiments résidentiels existants, afin d’exploiter le grand
potentiel d’économie d’énergie que présente le secteur.

Dans son retour d’expérience  intitulée Définir sans (pré)définir, Béchir
SOUID a expliqué Comment définir sans (pré)définir et quel est le lien avec
l’acte de bâtir et d’aménager ? Aujourd’hui la multiplicité des acteurs et la
complexification de l’acte de bâtir exige l’émergence de scribes des temps
modernes : les programmistes, à ne pas confondre avec nos amis spécialistes des
langages informatiques. La programmation est une démarche d’étude qui permet de
fiabiliser une opération de construction ou d’aménagement en la basant sur une
prise en compte précise des fondements du projet sur les plans conceptuel,
scientifique, culturel, contextuel et fonctionnel.

Le dernier panel  portant sur les matériaux et systèmes
constructifs innovants – Entreprenariat et nouveaux corps de métiers, a réuni
Alya Yahia : experte en management de l’Innovation – directeur adjoint au
CTMCCV ; Ibtissem Bouattay : Ingénieur génie civil, chargée de Mission au
Ministère de l’équipement de l’Habitat et de l’Aménagement du Territoire ;
Martin Bader, conseiller technique du projet régional de la GIZ « RE-ACTIVATE »
Mariem Ouertani LED Manager à Global Lighting et Eya Saied, architecte à GDA
Sidi Amor.

Toutes les interventions, plus de
détails sur le séminaire ainsi que toutes les recommandations révélées, vont
être publiés dans notre prochain numéro Archibat 38.   







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