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Déclaration de la société civile tunisienne de l’environnement à la Conférence des Nations Unies sur le Développement Durable – RIO+20

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  1. Le 14 janvier 2011, le peuple Tunisien a mis un terme à une dictature qui a usurpé pendant environ un quart de siècle son droit à la liberté, à la justice sociale et à la démocratie.





  1. La révolution du peuple tunisien a ouvert la voie au printemps arabe, dont le vent a soufflé sur d’autres peuples du monde jusqu’à Wall Street, appelant à l’abolition des dictatures et de la domination des grandes puissances financières. Les slogans portés par les jeunes tunisiens : «Dégage !», «Liberté !», «Dignité» et «Justice sociale», continuent encore à être scandés dans les rues de nombreuses villes du monde.


  2. Sur le plan environnemental, la révolution tunisienne a mis en exergue, tant les multiples impacts négatifs du modèle de développement sur la nature, que l’absence d’une gouvernance environnementale démocratique. Les citoyens et les acteurs de la société civile ont été exclus de la prise de décision et du contrôle de l’état de l’environnement et des ressources naturelles.


  3. Au lendemain du 14 janvier 2011, de nombreux appels et manifestations populaires pour un accès équitable aux ressources naturelles et une gestion durable de l’environnement ont pris de l’ampleur. La parole et l’action citoyenne furent libérées et la société civile dont le combat pour la nature et le développement durable est porté à la fois par de multiples ONG locales et un Forum national d’écocitoyenneté appelant haut et fort (1) à la reconnaissance du droit à l’environnement dans la future constitution, (2) à l’instauration d’une gouvernance démocratique et décentralisée de l’environnement et enfin (3) à la mise en oeuvre d’un modèle de développement alternatif qui soit durable et équitable.
    Nous, citoyens tunisiens et organisations de la société civile tunisienne, rassemblés à Tunis le 13 juin 2012 autour du «Forum Citoyen pour l’Environnement» adressons aux représentants de la communauté internationale, au Sommet des chefs d’Etats et au Sommet des peuples, réunis à Rio du 15 au 23 juin 2012, un grand salut de la Tunisie libre, berceau de la révolution de la jeunesse arabe.


Nous vous affirmons notre attachement :



  • Au principe de la responsabilité commune et différenciée entre Etats ;


  • Au principe de précaution ;


  • Aux principes de la déclaration de Rio 1992, notamment le droit du public d’accéder à l’information et de participer aux processus de prise de décision ;

Nous appelons à :



  • Un bilan vrai et précis des réalisations accomplies depuis 1992, notamment en termes d’engagement des Etats et d’aide au développement ;


  • Une reconnaissance mondiale du droit à l’environnement comme droit humain fondamental, ainsi qu’au droit des peuples du monde entier à un développement équitable et durable ;


  • Une citoyenneté mondiale oeuvrant pour un monde meilleure basé sur les principes de la liberté, de l’égalité et de la solidarité ;


  • Des modèles de développement économique socialement justes et respectueux des exigences de la durabilité de l’environnement et des ressources naturelles de l’ensemble de la planète ;


  • Une répartition plus équitable des richesses économiques et des ressources naturelles entre les pays, les territoires, les groupes communautaires et les générations ;


  • Une action mondiale énergique pour l’éradication de la pauvreté et de la faim, de la malnutrition et de toutes les formes de discrimination dans le monde ;


  • Un développement de l’économie verte au service de modes de production et de consommation écologiquement durables et humainement équitables et non pas au service d’une économie marchande et spéculative ;


  • Une gouvernance globale démocratique de l’environnement et du développement durable, où participent : Etats, institutions internationales, pouvoirs locaux, représentants de la société civile, sans discrimination, dans les choix et les décisions relatives aux processus de développement et de préservation de l’environnement ;


  • Un prélèvement d’une taxe mondiale de 0,1% sur les transactions financières, dont le produit sera employé pour l’éradication de la pauvreté et pour la promotion des emplois des jeunes dans les pays les moins avancés.

Nous nous engageons à :




  • Militer pour la défense des droits environnementaux, du droit au développement durable et pour leur inscription dans la nouvelle constitution tunisienne ;


  • Œuvrer à l’instauration d’une démocratie participative, d’une bonne gouvernance de l’environnement et des ressources naturelles ;


  • A la promotion d’une écocitoyenneté active et à contribuer à l’éducation et à la formation des jeunes et des différentes parties prenantes, en matière de développement durable ;


  • Contribuer au renforcement de la solidarité entre les organisations de la société civile mondiale en faveur des droits des peuples à disposer d’eux même, de leur droit à la démocratie et à un développement humain durable.


 

« what does Green Buildings mean for your country », une proposition de Rym Baouendi

 


 








 






 

 






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