fbpx
LOADING

Type to search

Des villes saines, des villes heureusesRetours sur la 2ème Rencontres Villes et Constructions durables

Share



En marge de la journée mondiale de l’architecture 2014 sous le thème : « Des villes saines, des villes heureuses », la revue Archibat et le Bureau Veritas en partenariat avec la direction des bâtiments civils du Ministère de l’Equipement de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable et l’Association Tunisienne des Urbanistes, ont organisé le 16 octobre 2014 une rencontre, inauguré par M. Mounir Majdoub, secrétaire d’Etat à l’Environnement et au Développement Durable.

Cette rencontre a visé deux échelles du débat. La première échelle est celle de la ville comme entité et s’intéresse aux processus de planification et de gouvernance urbaine. Malheureusement, en cette période transitoire que vit la Tunisie, les faibles compétences et les moyens limités des villes tunisiennes ne leur ont pas permis de conduire des politiques locales garantissant le respect de l’environnement, la favorisation de la qualité de vie et la participation citoyenne. De ce fait plusieurs questions en découlent dont essentiellement : qu’est ce qu’une ville saine ? Quels sont les indicateurs du bonheur ? Comment le mesurer et en tenir compte dans les politiques publiques ? Quels en sont les enjeux et les conséquences dans notre vie quotidienne ? Quel rôle peut jouer le citoyen dans la création de son bonheur?

Un panel s’intitulant  planification et gouvernance urbaine en Tunisie. Quelle place pour la durabilité ?, était dédié à la réponse à ces questions.

On note essentiellement la contribution internationale dans les projets de développement urbain
Dont CILG/VNGi (Centre International de Développement pour la Gouvernance Locale Innovante de l’Agence Internationale de l’Association des Communes Néerlandaises) représenté par Henda Gafsi urbaniste en charge de la coordination des actions d’appui à la gouvernance urbaine démocratique, l’intervention de ce centre porte sur des volets stratégiques du Développement Durable, à savoir : le renforcement des rôles respectifs des Collectivités Locales et de la Société Civile dans les processus de développement, la promotion de la place et du statut des jeunes et des femmes dans la gouvernance locale et la gestion de la Cité et l’appui à la conception et à la mise en œuvre de projets municipaux et associatifs pilotes.
Par ailleurs, la GIZ (l’agence de coopération internationale allemande pour le développement) vise à travers son projet coMun à renforcer les structures communales à travers un appui conseil, des formations et des études, en traitant les points suivants :

  • La mise en place des Espaces Citoyen dans des communes pilotes vise à montrer au citoyen qu’il se situe au centre des intérêts de la commune et en constitue la première priorité et ce à travers un confort, un accueil et une qualité de services dignes de ce nouveau statut. (Pilier Social et économique)
  • La participation des jeunes à la vie communale à travers un concours d’idées destiné aux municipalités qui souhaitent mieux intégrer leurs jeunes citoyens dans la vie publique locale. Les municipalités participantes choisissent un thème et une cible pour le « Concours d’Idées » et initient un appel d’offre invitant tous les jeunes de la commune à devenir actifs à travers des micro-projets. (Pilier Social et économique)
  • Appui et réseautage autour des thèmes de développement durable et urbain à savoir : un réseau de Gestion des déchets qui a comme objectif de mettre en œuvre les Plans Communaux de Gestion des Déchets (PCGD) et un réseau « Baladiya » qui est sous forme d’un pôle de compétences pour consolider le rôle de la commune dans le processus de développement urbain et durable.

Quant à la contribution municipale, Riadh Haj Taieb, directeur technique à la Municipalité de Sfax a fait une brève présentation de la politique de dépollution adoptée par la municipalité de Sfax, avec pour objectif de devenir une ville « verte » et sobre en carbone. La ville a ainsi élaboré une stratégie de développement du Grand Sfax, en intégrant des objectifs environnementaux ambitieux.
Le volet développement durable est devenu la priorité des priorités surtout après l’inscription de Sfax parmi les villes touristiques. En complément des différentes initiatives déjà menées, la ville avec le soutien de la GIZ, a réalisé en 2013 un bilan des émissions de gaz à effet de serre et a identifié les pistes d’actions à engager pour les réduire et faire de Sfax une ville saine, viable et vivable.

 

 

L’ensemble de ces constats et des ces initiatives appellent aujourd’hui à repenser la manière avec la quelle se fabrique la ville et s’édifient les constructions. L’intégration de la durabilité comme fondement du processus de conception et de gestion des territoires et des constructions est aujourd’hui un impératif.
Dans ce sens, les démarches de certifications internationales tels que, LEED, HQE et BREEAM, représentent des outils de mesure et de gage de la qualité environnementale des bâtiments, et ce fut l’objet de l’intervention de Zakaria Sadik, responsable construction durable au Bureau Veritas Maroc. En effet les préoccupations de protection de la santé, l’optimisation du confort, d’économie d’énergie à long terme et de protection de l’environnement sont aujourd’hui communes à tous projets. Par ailleurs, les quelques projets évalués par le bureau Veritas au Maroc, démontrent l’adaptabilité des certifications internationales au contexte et au lieu du projet.

 

 

Du Maroc à la Tunisie, on a passé au 2èmepanel : Regards croisés sur les enjeux de la construction durable et sur l’architecture éco-responsable :
Le premier mot était donné à Mme Raoudha Belarbi, Directrice des bâtiments civils au sein du Ministère de l’Equipement de l’Aménagement du Territoire et du Développement Durable, qui a parlé du bilan du projet de jumelage avec l’union européenne, une opportunité pour inscrire la construction durable à l’ordre du jour de la direction générale des bâtiments civils et renforcer l’application du concept dans le cadre de ses activités en tant que maitre d’ouvrage délégué.
Mohamed Zied Gannar, Ingénieur en Génie Energétique représentant de l’Agence Nationale de Maitrise de l’Energie a présenté le bilan de l’application de la règlementation thermique des bâtiments neufs en Tunisie, et bien que des efforts considérables ont été déployés pour la mise en place de la Règlementation Thermique des Bâtiments Neufs en Tunisie (RTBNT), sa mise en œuvre reste, à ce jour, assez faible et voir même insatisfaisante. Plusieurs lacunes sont à l’origine de cette situation notamment, la faible implication ainsi que le manque de responsabilité des différents acteurs de la construction dues, essentiellement, aux manques au niveau de la sensibilisation et du renforcement de capacités auprès de ces acteurs. Aussi, les manques au niveau des outils techniques d’application de la RTBNT ainsi que la faiblesse du processus de contrôle de la conformité des nouveaux bâtiments aux exigences de la RTBNT, que ce soit durant la phase de conception ou durant celle de construction, ont fortement contribué à cette situation. Pour remédier aux faiblesses du système de contrôle et faire face aux contrevenants de la RTBNT, des sanctions pénales s’imposent, nous déclare, MZ Gannar.
Promoteur, ingénieurs et architecte se sont mis à développer leurs visions et retours d’expérience quant aux enjeux du développement durable dans notre pays, les initiatives existent, la volonté aussi mais le résultat reste timide et surtout au dépend de la conscience de l’usager citoyen.
L’époque des utopies, des visions urbaines et des scénarios futuristes est révolue. La vulgarisation et la participation de « monsieur tout le monde » dans la vision globale de la ville devient primordiale…

Auteur : Abir Azzi







Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *