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Développement régionalUne démarche participative

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Les projets concerneront notamment les routes et les autoroutes, le réseau ferroviaire, le réseau de télécommunications à haut débit pour le secteur des services, les zones industrielles, les campus universitaires et les hôpitaux
Une démarche globale et participative a été adoptée pour l’élaboration, l’exécution, le suivi et l’évaluation des programmes à mettre en œuvre.

Désormais, les raisons qui ont conduit au soulèvement populaire dans plusieurs régions avant d’aboutir à une révolution sont bien connues. Un diagnostic réalisé par le ministère du Développement régional et de la Planification a, en effet, identifié les différentes faiblesses dans les régions qui avaient pourtant bénéficié de plusieurs projets, dont les programmes intégrés de développement rural ou urbain, et qui n’ont pas réussi à donner satisfaction aux exigences des habitants, dont une grande partie a souffert du chômage. Sur la base des insuffisances constatées, les pouvoirs publics comptent adopter une nouvelle politique régionale consacrant la décentralisation pour mieux servir les habitants et accroître la réalisation des projets privés.


Le diagnostic en question relève notamment que la prise de décision dans les domaines politiques et économiques était toujours centralisée. Le schéma de développement se basait de plus sur une vision sectorielle et une stratégie de développement régional relevant d’orientations nationales ne tenant pas compte des spécificités régionales et n’impliquant pas la société civile, le secteur privé et les structures professionnelles dans la prise de décision et la participation à l’élaboration des politiques appropriées pour l’avenir.

Procédures administratives complexes


Il s’est avéré aussi, d’après le diagnostic, que les prérogatives des régions en matière de gestion des budgets régionaux, des procédures de conclusion des marchés publics relatifs aux grands projets au niveau national, étaient limitées. Un tel choix a abouti, d’ailleurs, au retard enregistré dans la réalisation de plusieurs projets. La multiplication des structures d’appui au niveau régional —comme celles qui relèvent de l’Agence de promotion des investissements agricoles, des commissariats régionaux au développement agricole, de l’Office national de l’artisanat, des centres d’affaires, des sociétés d’investissement et de développement…— et l’absence de coordination entre elles ont compliqué davantage la situation. Les jeunes ne savent plus à quel saint se vouer et sont obligés parfois de contacter plus d’une structure à la fois. Ils sont confrontés, en plus, à des procédures administratives complexes notamment quand il s’agit d’obtenir une autorisation pour investir dans un secteur donné. Cela a découragé plus d’un promoteur qui a renoncé à son projet.


Compte tenu de toutes ces lacunes, les orientations futures ont été définies pour atteindre un objectif principal, en l’occurrence fournir les conditions de bien-être pour toutes les catégories sociales des habitants résidant dans les différentes régions du pays. Cela suppose la mise en place des commodités, des services, des équipements collectifs et de l’infrastructure de base. Les projets vont concerner au cours de la prochaine période notamment les routes et les autoroutes, le réseau ferroviaire, le réseau des télécommunications à haut débit pour le secteur des services, les zones industrielles, les campus universitaires et les hôpitaux. Le réseau du gaz naturel sera étendu aux régions intérieures qui auront droit aussi à un tissu technologique compétitif. Le terrain sera balisé pour stimuler les investissements et créer de nouveaux postes d’emploi. Des fonds ont été alloués pour la réalisation de divers projets mais la réalisation a connu un retard pour certains d’entre eux vu la situation sécuritaire et les protestations sociales que connaissent nombre de régions. Pour atteindre les objectifs fixés en termes de développement et de bien-être, une démarche globale et participative a été adoptée. Tous les acteurs et les intervenants —y compris la société civile— sont ainsi impliqués pour participer à l’élaboration, l’exécution, le suivi et l’évaluation des programmes à mettre en œuvre.


Le partenariat entre le secteur public et le secteur privé est également favorisé aux niveaux local, régional et national. Pour renforcer la décentralisation, des commissions régionales et locales de développement sont constituées. Les agences régionales de développement seront chargées, quant à elles, d’assurer la pérennité des programmes spécifiques et de veiller à leur exécution pour qu’ils puissent fournir les conditions de bien-être et stimuler l’investissement avec l’efficience escomptée. Des programmes spécifiques régionaux sont prévus pour améliorer la compétitivité des régions en tirant profit des avantages comparatifs provenant notamment des ressources locales et naturelles disponibles à utiliser de façon rationnelle.

 








 








 
















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