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Energie solaireProjet attend validation

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L’important projet tuniso-européen en gestation pourrait générer des bénéfices durables, en plus de la création de postes d’emploi.
Un nouveau projet d’envergure pourrait être réalisé en Tunisie grâce au soutien de l’Union européenne qui a manifesté sa disposition à aider notre pays dans ce domaine. Le lancement de tout projet dans ce secteur devrait faire l’objet, cependant, au préalable d’un accord en bonne et due forme de la part des autorités compétentes.

C’est ce que recommande, en tout cas, M. Hédi Zoulali, chef d’entreprise Tunisia Roy Solar et Solar Med Energy, qui se dit prêt à lancer un important projet utilisant l’énergie solaire sur la base des avantages accordés par le programme Desertec. Rappelons que ce programme, en partenariat avec des pays de l’Union européenne et ceux de l’Afrique, vise à exploiter de façon optimale l’énergie solaire en vue de produire de l’électricité et de la vendre aux marchés intéressés.

L’énergie solaire offre donc un important potentiel pour l’investissement et la création d’emplois au cours de l’étape à venir pour notre pays. Le taux d’ensoleillement en Tunisie —particulièrement dans le Sud— est d’une longue durée si l’on tient compte d’un climat normal semi-aride. Cela permet de transformer cette énergie renouvelable en véritable source de richesses grâce à de nouveaux investissements qui peuvent être décidés par les promoteurs tunisiens et étrangers dans un environnement d’affaires favorable qui reste à construire.

Plan d’investissement

Selon notre interlocuteur, «à la faveur de ce projet d’envergure, des stations photovoltaïques pourraient être installées sur une superficie totale de 3 à 5 hectares à travers les 24 gouvernorats. Dans chaque région, il est possible de créer dix entreprises employant chacune 4 ou 5 employés».
Des ambitions légitimes et réalisables que M. Zoulali promet de concrétiser s’il trouve le soutien nécessaire de la part de l’Etat tunisien.

Ce chef d’entreprise a d’ailleurs reçu une réponse du gouverneur de Médenine en date du 15 septembre 2013 indiquant en substance que «dans le cadre du débat national sur l’énergie dont le coup d’envoi a été donné le 27 juin 2013 par le chef de l’Etat et le chef du gouvernement, une invitation vous est adressée en vue d’assister à une réunion relative audit débat, et ce, le 24 septembre 2013, au siège de l’Institut des régions arides à Médenine».

Au programme de cette réunion, l’adoption d’une approche participative concrétisant la volonté du gouvernement de faire participer toutes les parties prenantes ainsi que les représentants de la société civile au double niveau régional et national, et ce, pour définir une position commune au sujet des grandes orientations dans le secteur de l’énergie.
La même lettre indique que la réunion en question vise à discuter la situation actuelle de l’énergie en Tunisie en traitant les problématiques et les défis à relever. Enfin, il s’agit de trouver un consensus national au sujet des grandes orientations du secteur.
Le chef d’entreprise nous confie qu’à la faveur du projet en question, il est possible de créer en tout près de 6.000 emplois. Un plan d’investissement pourrait être mis en place avec la participation des bailleurs de fonds internationaux. Ce projet, dont les effets bénéfiques sur notre économie sont garantis, nécessite l’aménagement des sites en vue d’installer les plaques photovoltaïques selon le plan d’investissement.

Des experts seraient mobilisés pour faciliter l’installation et la création des entreprises chargées de fabriquer et de gérer ces plaques et le réseau de transport, ce qui exige des compétences nationales qualifiées : des ingénieurs, des techniciens supérieurs en énergie…

La vente d’électricité pourrait dans une première phase cibler les pays voisins et d’Afrique en vue de fournir l’énergie électrique à partir du solaire qui est propre et durable. «La Tunisie pourrait être le portail de l’Europe pour l’énergie renouvelable», estime notre interlocuteur.

Un tel choix aurait pour conséquence une amélioration des conditions sociales et économiques de la population. Des unités de fabrication de plaques photovoltaïques d’une capacité de 20 mégawatts par an permettraient un travail à plein régime.
Ce projet comporterait aussi la formation des agents et cadres dont les ingénieurs pour gérer de façon optimale les micro-entreprises à créer et qui vont bénéficier au cours de leur lancement de l’appui international. L’Etat tunisien doit donner son accord pour les conditions imposées comme, à titre d’exemple, le transfert total des bénéfices réalisés.

Source : La Presse







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