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Entretien avec Rasem Badran

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D’origine palestinienne vivant en Jordanie Rasem Badran a reçu plusieurs prix et distinctions internationales dont le célèbre prix agha khan d’architecture islamique pour le projet de la grande mosquée de Riadh obtenu en 1995. A l’issue de la conférence qu’il a donnée lors de son passage à Tunis, où l’architecte nous a parlé de son itinéraire, de ses rêves et de ses passions ainsi que de sa conception de l’architecture contemporaine et de l’enseignement, l’architecte a pu donner à Archibat une brève interview :

Archibat : Quelles pourraient être selon vous les retombées du printemps arabe sur la qualité de l’architecture ?

 

Rasem Badran : Le printemps arabe doit aussi être celui de la naissance d’un printemps culturel et d’une une révolution des esprits dans ce sens le rôle des media est primordial dans la promotion de la culture et de l’éducation en dehors des écoles d’architecture et des universités
Les feuilletons télévises jouent  un rôle important dans le façonnage des gouts et de la référence auprès du plus large public A titre d’exemple quand les feuilletons syriens ont pris comme cadre la maison traditionnelle cette dernière est devenue un modèle d’habitation et nombreux clients se sont mis à demander pour leurs habitations le modèle de la maison traditionnelle. Il faut donner du sens à l’espace public qui doit devenir un espace de médiation et de régulation et de développement intellectuel.
L’idéal serait qu’un jour le tunisien puisse vivre dans le monde à travers sa culture et non celle des autres


Archibat : En 1999 vous avez eu l’occasion de faire partie du jury international du concours de la cite de la culture. Après plus de 10 ans qu’en pensez-vous ?

 

Rasem Badran : Ce concoures est un drame ! Quand au projet lui-même c’est un raté « machrou3 fachel ». Le système d’évaluation était faussé dès le départ pour la simple raison que la voix du membre extérieur du jury aurait du compter double pour plus de neutralité et d’objectivité. II y avait pourtant de très bons projets présentés. Il nous a semblé pendant le déroulement du jury que les dés étaient déjà jetés et que le jury était impuissant et caduque à la fois. Il était visible que le lauréat était choisi en dehors de la sélection du jury qui n’a servi que d’alibi. Ce projet de par son échelle de la qualité des espaces et de la reprise factice et disproportionnée du vocabulaire architectural arabo- musulman est une provocation à l’architecture islamique et à la ville.

 









 






 



 






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