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EquipementLa Fédération des architectes francophones d’Afrique est née

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Les architectes tunisiens dénoncent la lourdeur en matière d’octroi des permis de bâtir
La Fédération des architectes francophones d’Afrique (Fafa) a été créée samedi à Tunis et aura son siège dans la capitale.
«Cette création initiée par la Tunisie, l’Algérie, la Mauritanie et la Côte d’Ivoire, depuis le 22 mai 2015, ne fait que renforcer la coopération multilatérale en matière d’architecture. La fédération compte 14 pays membres francophones de l’Afrique», a indiqué Mohamed Riadh Ben Sâad, trésorier adjoint de l’Ordre des architectes de Tunisie, à l’occasion de la célébration, samedi à Tunis, de la Journée nationale de l’architecture.

Pour lui, la Fafa ouvre de nouvelles perspectives aux architectes tunisiens sur le marché africain, pour qu’ils puissent exploiter au mieux les opportunités offertes en matière de construction des bâtiments sur le continent.
Elle aura pour mission d’encadrer et d’accompagner des architectes tunisiens sur terrain, afin de leur garantir leurs droits au paiement lors de la réalisation des projets de construction en Afrique, a-t-il ajouté.
Les architectes tunisiens se plaignent de la lourdeur des procédures administratives lors de l’octroi des permis de bâtir, s’est lamenté Montasar Moghraoui, secrétaire général de l’Ordre des architectes de Tunisie.
Dans une déclaration à l’agence TAP, en marge de la célébration, samedi, à Tunis, de la Journée nationale de l’architecture, Moghraoui a souligné que la lourdeur des procédures administratives s’est répercutée sur la qualité du produit architectural en Tunisie.
Plusieurs difficultés se manifestent au niveau de la pratique à travers l’application des dispositions du code de l’aménagement du territoire et de la reconstruction, a-t-il précisé.
Il s’agit notamment de la multiplicité des documents pour l’obtention du permis de bâtir, d’où la lourdeur observée lors de son octroi.
Le coût élevé de l’obtention des permis de bâtir, surtout pour les couches sociales à faible et moyen revenu, est un obstacle qui rend difficile l’intervention de l’architecte dans la construction.
Les textes juridiques relatifs au permis de bâtir sont éparpillés, outre la lenteur de la révision des plans d’aménagement urbanistique dans les grandes municipalités, ce qui rend difficile l’octroi des permis de bâtir sur des terrains à usage de construction
Outre la lourdeur des procédures d’octroi des permis de bâtir, les délais ne sont pas le plus souvent respectés lors de l’octroi des permis de bâtir préalables, comme c’est le cas pour la construction des grandes surfaces et des unités hôtelières.
Toutes ces difficultés ont eu un impact négatif sur les relations entre la collectivité locale et les investisseurs en vue d’obtenir des permis de bâtir dans les meilleurs délais.
Moghraoui a proposé, dans ce contexte, l’obligation d’avoir recours à l’architecte dans les différentes étapes de la construction afin d’alléger les charges de la police municipale.
Il a suggéré d’élaborer un guide technique de l’architecte et d’élaborer un cahier des charges clair pour les situations réglées des terrains à bâtir afin d’alléger les dossiers présentés aux municipalités pour l’obtention des permis de bâtir.

Source : La Presse







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