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Evolution du marché de l’immobilierLe client paye le prix de la spéculation

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Les prix du mètre carré couvert ont atteint 3.000 dinars au Lac 2, 2.500 dinars au centre-ville et 1.400 dinars au Bardo. Ce n’est qu’à Raoued ou à Hammam-Chott qu’on pourrait négocier des appartements à 900 dinars le m2.

Spéculer sur les terrains par des crédits bancaires est l’une des pratiques courantes pendant les périodes de crise.

En Tunisie, ces derniers temps, les terrains et l’immobilier sont devenus une valeur refuge pour les investisseurs, particulièrement les spéculateurs. Ce qui a transformé tout le secteur de la promotion immobilière aussi bien au niveau de l’offre qu’au niveau de la demande. Pour comprendre davantage les tensions exercées sur les prix des biens immobiliers, logements et terrains, l’agent immobilier M. Faouzi Ayedi rappelle que le placement dans l’or est devenu hautement risqué avec la dégradation des conditions sécuritaires dans le pays. «Et les terrains échappent aussi à toute forme d’attaques dans les périodes de guerre», ajoute-t-il. Ainsi, les investisseurs se sont orientés vers l’immobilier et principalement les terrains. Ce qui explique la montée relativement plus rapide des prix des terrains. Parallèlement, la décélération des loyers est bien visible sur les quartiers chics, et relativement chics, du Grand Tunis, après le départ des quelque 1500 cadres de la Banque Africaine de Développement. «1.500 logements seraient vides dans 6 mois», estime l’agent immobilier.


En se basant sur l’argus Bourseimmo de l’immobilier neuf en 2012, les prix du mètre carré couvert ont atteint 3.000 dinars au Lac2, 2.500 dinars au centre-ville et 1.400 dinars au Bardo. Ce n’est qu’à Raoued ou à Hammam-Chott qu’on pourrait négocier des appartements à 900 dinars le m². Et toutes les régions, sans exception, ont enregistré une hausse significative du prix du neuf.

Des prix toujours à la hausse


En 2012, la bourse de l’immobilier a évolué au rythme des facteurs directs et indirects. Parmi les causes directes de la hausse des prix, il avance la cherté des matériaux de construction et des terrains. Le renchérissement des lotissements est répercuté sur les factures des clients. A cet égard, il convient de préciser que la spéculation sur les lots de terrains bat son plein. Pour certains, c’est un investissement sûr. Mais pour d’autres, l’objectif est de porter les prix à des niveaux élevés pour dégager d’importantes plus-values. Sur ce plan, le ralentissement du rythme de l’intervention de l’AFH a accentué le déséquilibre du marché. «L’AFH n’a pas joué son rôle de régulateur», avance-t-il. Et d’expliquer que «les réserves foncières ont été débloquées selon les besoins budgétaires de l’AFH et non pas au rythme des besoins urbains».


Ainsi, en maximisant la valeur des terrains, l’agence foncière se transforme, selon l’agent, en un «véritable spéculateur». En opérateur intelligent, le promoteur immobilier répercute les prix des terrains sur le mètre carré couvert facturé au client final.
De même, les prix des matériaux de construction n’ont cessé d’augmenter. Sans parler des pénuries récurrentes de certains produits, notamment le ciment et les barres de fer. Le marché libyen est très demandeur en matériaux de construction ainsi qu’en main-d’œuvre. «De nos jours, avec l’insécurité qui règne en Libye, les habitants construisent des clôtures pour leurs maisons, chose inutile avant la révolution», explique-t-il. Ce qui constitue une demande additionnelle sur ce marché, où le bâtiment est encore un secteur en expansion.


Sur un autre plan, le marché de l’immobilier souffre de plusieurs distorsions. En effet, les opérateurs du secteur ont migré vers le marché du haut standing. C’est un marché plus juteux pour les promoteurs. Et au niveau de la distribution, les circuits méritent de profondes révisions. «Nous avons de gros constructeurs mais pas de bons commerciaux», résume M. Faouzi. Déjà, le nombre des appartements vides pourrait annoncer les couleurs d’une crise des stocks invendus. L’agent immobilier analyse la situation selon les zones. Dans les zones luxueuses, les prix, en dehors de la fourchette, à plus de 2500 dinars le mètre couvert, expliquent le taux d’invendus. Pour les zones accessibles, il s’agit plutôt de projets en cours de construction qui seraient facilement commercialisés par la suite.


S’agissant des conseils, il a insisté sur la vigilance du client. Ce dernier doit rechercher les informations nécessaires pour éviter tout piège. Pour ce faire, «le client doit définir ses besoins, comparer les offres et s’adresser à un professionnel pour l’assister dans ses choix», recommande-t-il.

 

Source : La Presse

 








 






 


 


 




















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