fbpx
LOADING

Type to search

Exportation des servicesPour une meilleure organisation des activités

Share



Le Centre de promotion des exportations prévoit un plan d’action à partir de 2014 pour les services de la maîtrise d’œuvre. Cela devrait permettre une meilleure planification et une gestion rationnelle des compétences qui vont travailler dans les pays ciblés.
Les cadres tunisiens qui ont travaillé dans le secteur public ont accumulé une expérience assez longue et ont acquis un savoir-faire qui leur ont permis de prendre part à certains travaux dans des pays africains.


Plusieurs sociétés ont, en effet, participé et remporté des appels d’offres relatifs à la réalisation de certains projets qui nécessitent de l’expertise et des connaissances poussées. On peut citer, à titre d’exemple, l’Office national de l’assainissement dont les experts ont fait profiter certains pays africains de leur expérience. D’autres sociétés veulent se lancer dans l’exportation des services qui rapporte à la Tunisie des devises mais aussi améliore son image de marque en matière de ressources humaines dans les pays étrangers. Dans le secteur du bâtiment et des travaux publics, des opportunités d’exportation sont également disponibles.

Cependant, ce secteur doit faire partie de toute une stratégie nationale englobant les différentes entreprises qui pourraient offrir des services hors des frontières. Le potentiel d’ingénieurs et d’architectes en exercice dans les secteurs privé et public est prêt à se déplacer à l’étranger dans le cadre de missions spécifiques. Ce secteur ouvre également de nouveaux horizons pour les diplômés à la recherche d’un emploi. Il va sans dire que la réussite dépend en grande partie de la maîtrise des différentes composantes de l’ouvrage à réaliser et de l’adaptation au nouvel environnement de travail et au mode de vie — qui est différent du nôtre —, d’autant plus que la mission peut durer une longue période qui peut dépasser les trois ans.

A la portée des compétences tunisiennes

Des structures regroupant les compétences nécessaires dans les domaines de l’architecture, l’ingénierie, l’urbanisme, la décoration, l’économie, la construction et l’énergie peuvent être constituées et bénéficier d’une assistance financière pour démarrer leurs activités avec le maximum de chances de réussite. Actuellement, les entreprises qui exercent en Tunisie participent aux appels d’offres internationaux et ne travaillent pas exclusivement pour les marchés extérieurs. Pourtant, des opportunités sont disponibles dans certains marchés potentiels comme ceux de Libye et d’Afrique subsaharienne. Des marchés ciblés au Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Gabon et Sénégal disposent de chantiers importants dans les domaines du bâtiment, des routes et des chemins de fer et sont à la portée des compétences tunisiennes dont certaines sont déjà à l’œuvre.

L’expertise dans ce domaine se caractérise par une valeur ajoutée élevée, très recherchée par les responsables du bâtiment et des travaux publics dans les pays africains. D’ailleurs, le Centre de promotion des exportations prévoit un plan d’action à partir de 2014 pour les services de la maîtrise d’œuvre. Cela devrait permettre une meilleure planification et une gestion rationnelle des compétences qui vont travailler dans les pays ciblés. Les professionnels souhaitent toutefois la mise en place d’une stratégie à moyen et long terme susceptible d’assurer la promotion et le développement du savoir-faire tunisien à l’international et éviter toute improvisation. Le secteur public est appelé à fournir le soutien et l’appui nécessaires au secteur privé pour faire des services exportés une activité à part entière, réglementée et encadrée. L’implication des différents intervenants comme les organisations professionnelles, les réseaux d’export, les associations, l’université et les opérateurs opérant dans le secteur du bâtiment et des travaux publics demeure impérative.

Une commission chargée du programme de développement de la maîtrise d’œuvre tunisienne à l’international devrait être constituée au sein du ministère de l’Equipement pour mieux organiser le secteur et assurer sa réussite. D’ailleurs, parmi les recommandations formulées par les participants à un séminaire tenu récemment et qui a abordé ce thème, il a été question d’instaurer une procédure de mise à niveau des entreprises et des bureaux d’études qui participent à l’export des services et de restructurer le marché tunisien de la maîtrise d’œuvre. Une stratégie de l’export des services peut avoir des résultats bénéfiques pour tous les professionnels qui souhaitent aussi une mise à jour des textes et lois réglementant le secteur dans le sens d’un encouragement à l’export des services. Le partenariat public-privé doit également être favorisé, tout en installant un réseau chargé de la coordination et de la diffusion des informations relatives aux opportunités d’export des services. Des consortiums peuvent être créés pour renforcer l’offre et augmenter la chance de remporter plus d’appels d’offres internationaux.

Par ailleurs, une étude sectorielle de la maîtrise d’œuvre en Tunisie est vivement souhaitée pour voir dans quelle mesure le secteur est prêt à exporter ses services. Une telle étude permet d’évaluer les points faibles et les points forts des entreprises en vue d’apporter les correctifs nécessaires. Un programme de formation continue des intervenants dans le secteur peut, à titre d’exemple, être décidé en vue de mettre à niveau les connaissances des compétences locales.

Auteur : Chokri GHARBI







Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *