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Exposition archéologique au musée de Carthage«Patrimoine spolié, patrimoine récupéré»

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«Patrimoine spolié, patrimoine récupéré», tel est le thème de l’exposition archéologique temporaire qui se tiendra au musée de Carthage du 15 janvier au 31 mars 2013. Organisé par le ministère de la Culture en collaboration avec l’Institut national du patrimoine (INP) et l’Agence de mise en valeur du patrimoine et de la promotion culturelle (Amvppc), cet événement-phare de l’année sera inauguré officiellement par le président de la République provisoire, Mohamed Moncef Marzouki.

Organisée en ce premier mois de l’année 2013, cette exposition demeure «exceptionnelle», dans sa conception, car au-delà de sa portée culturelle, elle constitue, en cette étape de transition, un message fort de patriotisme et d’engagement au service du pays et de la sauvegarde de son patrimoine.
Fêtant la deuxième année de la révolution et de la réparation, cette exposition comprend une sélection de 93 pièces archéologiques (du VIIe avant JC au XIXe siècle) parmi celles récupérées, par centaines, dans les palais, résidences et demeures de Ben Ali et certains de ses proches à Sidi Dhrif, Sidi Bou Said, Carthage et Hammamet.
Aujourd’hui récupérés, ces biens nationaux seront visibles lors de cette exposition qui est loin d’être une manifestation scientifique classique, mais un témoignage de la saisie et de la restitution d’objets indûment soustraits au patrimoine public.
Dans une conférence de presse tenue samedi dernier, au musée national de Carthage, situé sur la fameuse colline de Byrsa, Mehdi Mabrouk, ministre de la Culture, a relevé que cette exposition est le fruit d’efforts de longue haleine qui a permis de dévoiler le système de corruption ayant affecté le domaine du patrimoine historique et civilisationnel de la Tunisie. Il a, dans ce contexte, précisé que l’organisation de cette exposition est un appel implicite pour tirer leçon du passé en rompant définitivement avec les pratiques du pillage et de spoliation du patrimoine. Le ministre a, à cet égard, insisté sur la nécessité pour le ministère de la Culture et pour toutes le institutions concernées à réviser les législations en place pour assurer les mécanismes adéquats à même de préserver notre héritage et notre mémoire.
A son tour, le directeur général de l’INP-Tunis, Adnène Louhichi, a expliqué que cette exposition revêt un caractère particulier, car elle renferme des biens meubles, mais aussi des biens immobiliers dont des monuments funéraires comme les pierres tombales datant de l’époque punique, retrouvées dans des chambres à coucher.

 








 






 


 



















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