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Formation professionnelle continue des architectes en Afrique (CPD) : interview de Amine Turki

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Dans le cadre des travaux du Forum Scientifique de Médibat 2009, plusieurs rencontres se focaliseront du 05 au 07 mars 2009 sur l’organisation et les objectifs du Programme de Formation Continue (CPD). Amine TURKI (1), architecte représentant de l’Afrique au Comité de Supervision chargé de la direction du CPD, nous expose les lignes directrices de ce programme.

Archibat : En quoi consiste la formation professionnelle continue des architectes ?

L’idée d’assurer une formation continue aux architectes a émané du Congrès Mondial de l’Union Internationale des Architectes qui a adopté la proposition portant sur la mise au point d’un système mondial de formation continue au profit des architectes. Cette formation peut être définie comme une pratique méthodique qui permet à chaque architecte d’entretenir et de faire progresser sa culture architecturale. Elle permet aussi de mettre à jour ses connaissances dans les domaines en permanente évolution qui relèvent aussi bien des arts, des sciences et des technologies du cadre social et réglementaire de son activité. La formation professionnelle continue doit être considérée comme la troisième étape de la formation architecturale. Elle vient compléter la première formation de type universitaire et la seconde de type professionnelle. L’ensemble participe du nouvel objectif de formation tout au long de la vie qui est l’ambition de nos sociétés contemporaines.

 

Archibat : Pourquoi organiser une formation continue spécifique au profit des architectes africains ?

La formation continue est, à l’échelle africaine, d’intérêt public et professionnel. Son actualité est affirmée du fait de la nouvelle configuration mondiale et de l’engouement que connaît l’Afrique pour les projets immobiliers. La diversité des formations et des pratiques s’accentuant, la formation continue est devenue une pressante obligation pour les professionnels de l’architecture et les organisations qui les représentent. L’Union des Architectes d’Afrique attache une grande importance au développement de cette formation permanente. Elle envisage de soutenir à l’avenir à l’échelle africaine les programmes les plus efficaces dans ce domaine. Elle garde pour objectif d’aboutir à une généralisation de cette démarche pour toutes les organisations membres. Celle-ci devra se concrétiser pour chaque architecte par une pratique systématique à un rythme annuel de la formation permanente.

 

Archibat : Comment comptez-vous organiser cette formation continue ?

Les lignes de conduite de la formation seront développées au cours de tables rondes et de discussions qui auront lieu à Sfax en marge de MEDIBAT. L’approche devra prendre en compte la diversité des organisations professionnelles africaines tout en éclairant chaque organisation membre sur les objectifs à atteindre et les moyens disponibles pour y parvenir. Il s’agit en premier lieu de proposer aux architectes une démarche volontaire de formation en mettant à leur disposition l’ensemble des informations concernant ces programmes (leurs contenus, leur coût…). Il s’agit en deuxième lieu de mettre en place un système de reconnaissance de la formation continue suivie par chaque architecte par la mise au point d’un label africain de suivi de la formation permanente. Ce label permettrait de disposer, à l’exemple des démarches qualité, d’un critère de reconnaissance de cet effort de formation à l’échelle de l’Afrique.

 

Archibat : Comment envisagez-vous la mise en application de ces recommandations ?

Chaque pays possède sa propre organisation professionnelle. Il existe aussi une grande diversité de développement et de moyens suivant les différentes situations nationales. Il reste qu’une approche systématique à partir de critères communs est nécessaire. Elle permettra de mettre en place un label africain attestant du suivi par chaque architecte d’une démarche homologuée de formation permanente. La mise en œuvre de ces recommandations implique donc un engagement actif des organisations membres dans la démarche et un échange d’expériences.

(1) Amine Turki est Secrétaire Général du COAT (Conseil de l’Ordre des Architectes Tunisiens), membre du Conseil de l’UAA (Union des Architectes d’Afrique) et Secrétaire Général de la CoArc (Coalition des Organisations des Architectes de l’Afrique du Nord).

 

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Ines Dimassi



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