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Immobilier : jusqu’où ira la hausse des prix ?

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Malgré la crise économique secouant le pays depuis la révolution, les prix de l’immobilier restent les mêmes. En effet, le secteur demeure largement surcoté par rapport aux revenus disponibles des Tunisiens. Ce qui rend le rêve d’avoir un jour sa propre habitation peu réalisable, même pour la classe moyenne.

Selon le site argusimmo.tn, l’évolution globale dans le secteur de l’immobilier est estimée, au premier semestre de 2012, à 1,16%. La hausse des prix concerne tout le territoire. Comme le montre le rapport du site, l’augmentation du prix du mètre carré est beaucoup plus vertigineuse dans les quartiers huppés de la capitale, ainsi que dans les villes et zones côtières.
Sur le Grand-Tunis, la plus importante augmentation est enregistrée à La Soukra, où les prix sont passés de 1.225 d/m² à 1400d/m² durant le premier semestre de 2012. Dans les quartiers d’El Menzah, de Aïn Zaghouan et de la Cité Olympique, les prix du m² se situent respectivement aux alentours de 1.375d pour les deux premiers et de 1.250d pour le troisième.
La hausse des prix est également fort remarquable dans les quartiers offrant de nouvelles constructions, tels que ceux de La Manouba, où le prix du m² a atteint 1.050, soit une augmentation de 17%, de la Cité Ennasr, 1800d/m² avec un taux d’évolution de 13%, de Denden, 950d/m², d’El Mourouj, 925 d/m², avec une évolution de 12% et du Bardo, 1.150d/m², soit une hausse de 10%. S’y ajoutent consécutivement la Nouvelle Médina, 925 d/m², le Kram, 1.300 d/m², les Berges du Lac, 2300d/m² et la zone urbaine nord, 1850d/m².


Zones inabordables


Les quartiers où le Tunisien moyen n’a aucune chance d’élire domicile, vu que les prix ne sont pas du tout abordables, sont le village de Sidi Bou Saïd et ses alentours (les Carthage) où le m² a atteint 2.600, Les Berges du Lac 2.300 d/m², la Marsa Safsaf et les Jardins de Carthage, 1.875 d/m², la zone urbaine nord, la cité Ennasr et Gammarth, où les prix sont de l’ordre de 1.800 d/m².
Ce faisant, les Tunisiens, dont le revenu annuel est limité, n’ont qu’à s’orienter vers l’ouest de la capitale. Il s’agit notamment des gouvernorats de Ben Arous et de La Manouba. Cela, étant donné que les prix moyens sont inférieurs à 700 d/m². Soit 625 d/m² à la Cité Ettadhamen, 650d/m² à la Cité Ezzouhour et 675 d/m² à Bir El Bey. Un appartement S+2 de 100m² est estimé à 70.000 dinars dans ces quartiers.


Baisse dans certaines villes côtières


En raison de la faiblesse de la demande des acheteurs étrangers, les prix ont enregistré un certain repli ou sont restés les mêmes dans quelques zones balnéaires. En effet, les prix ont baissé de 8% à Djerba, 1.500 d/m², de 7% à El Mrezgua, 1.350 d/m² et de 2% à Nabeul – Ville ,1.200 d/m².
Ce repli des prix est dû à la régression du flux des acheteurs étrangers. Tel est le cas de Djerba, où l’on cherche d’habitude des résidences secondaires pour profiter du calme et du climat, et de Nabeul, une des destinations privilégiées des Maghrébins. La baisse de touristes algériens dans cette ville a affecté le marché de l’immobilier.
Les régions où les prix stagnent sont les gouvernorats de Jendouba et de Sfax, où les tarifs se situent entre 175 et 100d/m², pour le premier et entre 225 d et 1.000 d/m² pour le deuxième.


Spéculation et cherté des matériaux de construction


Dans une interview parue récemment au journal Le Figaro, le promoteur Wissem Hmila indique que la révolution a eu un impact brutal sur l’activité du secteur. Pour l’entreprise qu’il préside, les ventes sont passées de 30 par mois à zéro. Pourtant, les prix demeurent très élevés et ne semblent pas repartir à la baisse.
La flambée ininterrompue des prix est justifiée par la hausse des prix des matériaux de construction, dont la part dans le coût global d’un logement se situe entre 56 et 64%. En plus de la raréfaction des terres constructibles (entre 15 et 18% du coût global) et des terrains. Ce qui a contribué à l’apparition du phénomène de la spéculation sur les dernières réserves foncières disponibles dans les grandes villes, notamment le Grand-Tunis.
Reste à retenir, au demeurant, que le Tunisien moyen, en l’absence de stratégies fondées et compte tenu du rôle timide des instances de régulation telles que l’AFH, la Sprols et la Snit, peinera encore pour acquérir son propre toit.

 













 


 






 





 


 







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