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Incendie du mausolée Sidi Bou Saïd : un crime contre le patrimoine …

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Dans un communiqué rendu public le dimanche 13 janvier, le Mouvement Ennahdha a qualifié de “crime odieux” l’incendie du mausolée de Sidi Bou Saïd El Béji commis samedi soir, et condamné cet acte.
Dans le même communiqué, Ennahdha fait porter la responsabilité de cet évènement aux autorités locales de Sidi Bou Saïd et appelle à dévoiler les motifs à l’origine de l’incendie, probablement criminel d’après le ministre de l’Intérieur, Ali Laarayedh.

Datant du XIIIème siècle, classé au patrimoine mondial de l’Unesco depuis 1985, le mausolée, adossé à la principale mosquée du village, ne montre plus que des murs noircis, un sol recouvert de cendres. Tout a brûlé, boiseries, tentures et exemplaires du Coran. Dès l’annonce du sinistre, les villageois sont venus crier leur colère, allumer des bougies, réciter des prières, le livre saint à la main. Ils ont tenté de rejoindre le tout proche Palais de Carthage, mais n’ont pu y accéder, bloqués par les forces de l’ordre. Tous sont d’accord pour accuser la mouvance salafiste, déjà montrée du doigt lors de la destruction d’un précédent mausolée à la Manouba près de Tunis, en octobre dernier. Pour les fondamentalistes, vénérer un saint porte atteinte à Dieu. Depuis la chute du régime de Ben Ali, ils se sont attaqués à plusieurs lieux de cultes soufis.



L’incendie du mausolée de Sidi Bou Saïd, la veille du deuxième anniversaire de la chute de Ben Ali, a une portée plus symbolique que celui de la Manouba. Les ministères de l’Intérieur et de la Culture ont déclaré hier que les mausolées et les zaouias (lieu de culte soufi) du pays seront protégées. Sans peut-être prendre la mesure du nombre de ces lieux de culte et du peu de moyens humains au sein des forces de sécurité.

 








 






 


 




 


 







 







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