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LA CULTURE DANS LA VILLEL’automne très culturel de Tunis

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Il y a des mois où la capitale vit une effervescence culturelle exceptionnelle. La page des festivals d’été tout juste tournée et les tunisois à peine sortis des soirées animées du mois de Ramadan, Musiqat a ouvert la voie à une nouvelle série d’animation culturelle dans le Grand Tunis qui prend fin avec les Journées Cinématographiques de Carthage, qui se déroule jusqu’au 31 octobre.


Il y avait même une certaine logique (bien que sans concertation) à commencer par les musiques traditionnelles et néo-traditionnelles de Musiqat 2010 qui entame sa 5ème édition avec la même excellence et reste un exemple de partenariat public/privé réussi en Tunisie et à finir sur les JCC, premier grand festival de cinéma africain et qui s’ouvre depuis quelques années aux formes les plus novatrices de l’audio-visuel. Entretemps, l’Octobre Musical de l’Acropolium qui prenait le relais cette année de Musiqat témoignait de l’intérêt du tunisien pour la musique dite, ici aussi, “classique”. Comme chaque année depuis 15 ans, avec une communication presque confidentielle, l’Acropolium (ancienne cathédrale Saint-Louis, reconvertie par l’AMVPPC en lieu culturel avec la collaboration d’un gestionnaire privé) affichait complet pratiquement tous les soirs. Une nouveauté de taille, cette année, l’Octobre Musical a offert sa scène au tout jeune art lyrique (répertoire européen classique) tunisien. Soutien du ministère de tutelle et participation des services culturels étrangers, l’événement reste une référence de qualité et un exemple à suivre en matière de mise en valeur du patrimoine culturel.


 

Poursuivant le travail initié en 2003 par les Rencontres d’Art Contemporain de la Médina de Meryem Bouderbala et de Sophie Revault Golvin et inaugurant la nouvelle vocation du circuit touristique et culturel de la Médina, Dream City, dans un tout autre registre, a participé aussi de l’automne culturel de Tunis. Durant quatre jours le public était invité à suivre des parcours identifiés par des couleurs. Une foison de mini-événements culturels (expositions, performances, projections, contes et lectures, danse, théâtre et débats) accueillis dans des demeures privées ou des lieux publics ont amené jeunes et moins jeunes à (re)découvrir la médina. Organisé avec le concours d’étudiants des Beaux-Arts, de l’ISAMM et de l’ENAU et le soutien conséquent du ministère de la Culture, de la Ville de Tunis, du ministère du Tourisme, Dream City a bénéficié de l’implication de bénévoles particulièrement enthousiastes et d’une communication digne des plus grands événements culturels. Il semble cependant que la manifestation mérite d’être repensée en impliquant peut-être, en plus des écoles qui ont été sollicitées cette année, les habitants et les commerçants de ce centre historique vivant qu’est la médina.


De tous les événements culturels pourtant, celui qui est appelé à avoir le plus grand succès populaire et le plus grand retentissement est certainement le retour du jeune homme de Byrsa sur sa terre natale. Aventure humaine et scientifique exceptionnelle, ce retour a été fêté le 15 octobre au musée national de Carthage lors de l’inauguration conjointe de l’exposition (qui se tient jusqu’en mars 2011), par le ministre de la Culture et de la Sauvegarde du Patrimoine et le ministre du Tourisme entourés des responsables scientifiques et institutionnels qui l’ont permis. De M. Morel qui dirigeait l’équipe d’archéologues qui a découvert la sépulture de ce jeune punique en 1994 à Mme Leila Ladjimi Sebaï, présidente de l’ICOM Tunisie et commissaire de l’exposition, toute la chaîne d’institutions et de scientifiques qui ont collaboré à la restitution dans son contexte d’un “personnage” datant du VIe siècle av. J.-C et à la reconstitution de son apparence probable étaient présents à l’exception de l’artiste-sculptrice Elisabeth Daynès qui a procédé à cette dermoplastie d’un extraordinaire réalisme et qui recevait au même moment un prix international aux Etats-Unis.


La vidéo présentée sur le site de l’exposition et qui présente les étapes de la reconstitution plastique du jeune punique aurait peut-être pu faire l’objet d’un clin d’œil aux désormais fameuses JCC (Journées Cinématographiques de Carthage), doyennes des festivals africains du haut de ses 46 automnes… Devenu au fil des ans un festival international, ouvert aux cinématographies d’Asie, d’Amérique Latine etc. cette véritable fête du cinéma met à chaque fois Tunis en émoi. Durant huit jours le centre ville de Tunis bruisse d’une foule cosmopolite et donne des couleurs à la capitale. Comme lors des plus récentes éditions, la 23e édition a fait la part belle à l’animation de rue avec la mise en décor de l’avenue Bourguiba… A suivre, donc jusqu’au 31 octobre


MUSIQAT
Festival de Musiques traditionnelles ou néo-traditionnelles
Manifestation annuelle – 5ème année consécutive
Palais Ennajma Ezzahra – Sidi Bou Saïd
Du 2 au 16 octobre 2010


OCTOBRE MUSICAL
Festival des musiques classique, baroque et contemporaine
Manifestation annuelle – 16ème année consécutive
Acropolium – Carthage
Du 8 au 29 octobre 2010


DREAM CITY
2ème édition
Médina de Tunis
Du 13 au 17 octobre 2010


LE JEUNE HOMME DE BYRSA A CARTHAGE
Exposition au Musée National de Carthage
Octobre 2010 – Mars 2011
Gratuit le premier dimanche de chaque mois, les jours fériés, le 18 avril (Journée mondiale des sites archéologiques), le 18 mai (Journée mondiale des musées).


JOURNEES CINEMATOGRAPHIQUES DE CARTHAGE
Festival Biennal (années paires) – 23e édition – 46 ans d’existence
Cinémas du Grand Tunis et artères du Centre Ville
Du 23 au 31 octobre 2010



Leila EL FANI



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