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La résidence de France ouvre ses portes à D’art KamilaL’artisanat sur scène

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L’idée est née d’une curiosité, d’une sensibilité, d’une volonté aussi de rendre justice à ces artisans inconnus, à ces mains anonymes, à ces artistes de l’ombre. D’un désir, également, d’aider à développer ce secteur, aujourd’hui en difficulté. En un mot, de rendre hommage à ces artisans créateurs qui enchantent notre quotidien par la qualité de leurs produits, la beauté de leurs matières, la justesse de leurs proportions, le respect de leur filiation et l’humilité de leur travail.

Halima Gouyette, épouse de l’ambassadeur de France en Tunisie, s’était, dès son arrivée dans notre pays, intéressée à ce patrimoine millénaire dont la profondeur des souks et celle des campagnes préservent l’héritage. Elle trouva plutôt qu’une, plusieurs oreilles attentives et réceptives. Peu à peu, le projet s’élabora. Il s’agissait de rendre hommage à ces artisans trop souvent oubliés et de les mettre en lumière, d’aller vers ces hommes et ces femmes dont on ne connaît souvent que les réalisations, de les connaître, les reconnaître et, surtout, de les aider à continuer leur tâche, à travers une exposition baptisée D’art Kamila, une triple référence à l’art, à l’artisanat et à l’espace d’accueil, Dar El Kamila, la résidence de l’ambassadeur de France à La Marsa.


Une fine équipe se constitua, ainsi, autour de Halima Gouyette, dont la sensibilité méditerranéenne vibrait à l’unisson. Autour d’elle, Sadika Keskes, la magicienne du verre, qui a su réunir des artisanes de toutes les régions et les fédérer en une association militante au cri de ralliement de Femmes, montrez vos muscles. Philippe Xérri, qui a longtemps fait partie du team créatif de Fushi-ka, et qui s’est lancé dans une intéressante interprétation décalée de l’artisanat sous le label de Rock the Kasbah. Enfin, Mohamed Messaoudi dont le talent de dénicheur de talents, à nul autre pareil, mène à travers tout le pays et lui fait découvrir les trésors enfouis dans nos steppes et dans nos montagnes. A lui, on doit, également, la création d’une association de promotion et de sauvegarde du patrimoine artisanal tunisien dont les premières actions font déjà écho.


A eux trois, nos designers regroupaient le plus beau panel d’artisans tunisiens, soigneusement sélectionnés pour la qualité de leur travail, et la justesse de leurs réalisations. Il s’agissait de mettre en scène ces artisans, en leur offrant un lieu à la hauteur de cette volonté de reconnaissance. S’engageant personnellement, et engageant l’ambassade de France ainsi que l’Institut français de Tunis, Halima Gouyette ne leur offrit pas moins que les jardins et le café maure de la résidence de France Dar El Kamila, une résidence mythique dont les murs résonnent des échos de l’Histoire. Aux trois designers, il fut demandé de créer une collection inédite qui allait être mise en scène dans les allées du parc, autour de la fontaine, ou encore sous les voûtes du café maure. Et l’on ouvrira Dar El Kamila au public durant ce week end et celui d’après, permettant à ceux qui fantasmaient devant ce que Raja Farhat, dans un accès de lyrisme, appelait « le mur blanc du désir », d’assouvir ce désir de découverte. Mais là ne se limite pas la finalité de cet évènement. Car ce sera aussi un acte citoyen, puisque les objets, meubles, sculptures et luminaires présentés, seront, bien sûr, mis en vente, et que le profit de ces ventes sera entièrement consacré à des associations travaillant à la promotion de l’artisanat.


A noter que les cartons d’accès sont disponibles dans plusieurs espaces (Sadika, Atelier Driba) et librairies, dont Al Kitab, Clairefontaine, Mille feuilles, Fahrenheit, Art libris…

 

Auteur : Alya HAMZA

 















 




 




 




 










 







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