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Le « MAKING-OF » museal

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Le Projet de Gestion et de Valorisation du Patrimoine culturel, partiellement financé par un prêt de la Banque Mondiale, a été mis en œuvre par une agence d’exécution, l’Unité de Projet de Gestion et de Valorisation du Patrimoine Culturel, créée pour la durée du projet et financée par le Ministère de la Culture, à travers l’Agence de Mise en Valeur du Patrimoine et de Promotion culturelle (AMVPPC). Cette structure temporaire avait une double mission :



  • Celle de Maître d’Ouvrage délégué technique, analogue à la mission habituelle d’une Unité de Gestion par objectif,

et




  • Celle d’une direction financière chargée de l’ordonnancement des dépenses, sur le compte du prêt et sur le compte du fonds de contrepartie tunisien alimenté par l’AMVPPC (respectivement 19,24 € et 9 MDT).

Au cours de ses 10 années d’existence, l’Unité de Projet (1 Directeur Général, 6 cadres, 4 chefs de projets) a lancé plus d’une cinquantaine de consultations et d’appels d’offres de thèmes très variés et de montants très divers.
Pour le Musée archéologique de Sousse (4,9 MDT) et pour le Musée National du Bardo (20 MDT), diverses péripéties sont survenues, comme c’est souvent le cas pour les projets culturels, complexes et à intervenants multiples. En sus des partenaires habituels des projets : maître d’ouvrage, maître d’ouvrage délégué, service affectataire, concepteurs, entreprises, il y a dans le cas des Musées un partenaire essentiel, le conservateur du Musée et ses services, responsable du contenu scientifique du Musée et de la mise en place des collections.

 

Musée archéologique de Sousse

Le marché d’études a été attribué en Avril 2003 et les études d’exécution approuvées en 2006. Le marché des travaux de génie civil a été attribué en 2006 mais l’exécution du projet a été partiellement gelée en Décembre 2006 dans la zone de l’aile centrale par le Ministre de la Culture suite à la découverte, après démolition des bâtiments parasites qui les dissimulaient, des deux portes monumentales de la Kasbah. Pendant que l’entreprise continuait à travailler au ralenti dans les zones non gelées, l’équipe de conception, après approbation d’un avenant d’études, a proposé une nouvelle aile centrale enterrée sous la cour principale, dont les études d’exécution ont été approuvées fin 2007. En 2008, lors des fouilles en pleine masse de cette aile enterrée, des vestiges archéologiques importants sont apparus : grandes tombes d’époque phénicienne et d’époque romaine creusées dans le terrain naturel sous les remblais de l’époque aghlabide. Un arrêt de chantier d’un mois a été donné à l’entreprise pour permettre à l’INP de procéder à des fouilles archéologiques d’urgence. Des maquettes grandeur de ces tombes creusées dans le tuf seront reconstituées dans une salle du Musée. Début 2009, le parement interne d’une partie des remparts mal consolidé dans les années 50, s’est partiellement effondré et a entrainé un deuxième arrêt de chantier pour permettre à l’entreprise de reconstituer le rempart, sous la conduite de l’INP. Il est à noter que toutes les interventions de finition et de détail sur le monument historique (reconstitution du chemin de ronde, consolidation des tours d’angle, réfection des créneaux, restauration de la porte fortifiée) ont été faites dans les règles de l’art sous la direction du chef de projet Riadh Hadj Saïd qui disposait à cet effet d’un budget et d’une équipe d’exécution de spécialistes chevronnés, en sa qualité d’architecte du patrimoine de l’INP.

Les marchés d’aménagement extérieur, plantations et éclairage ont été exécutés en 2010 et 2011. Les différents marchés de la muséographie (aménagements et vitrines, éclairage, signalétique) ont été attribués en Octobre 2010 pour une durée de 8 mois, mais suite aux évènements, ces marchés ne se sont achevés qu’à la fin 2011.

 

Musée National du Bardo

Le marché d’études a été attribué en Février 2003 et les études d’exécution du génie civil ont été approuvées en Août 2006. L’Appel d’Offres lancé en 2007 ayant été annulé pour vice de forme par la Commission supérieure des Marchés, il a été demandé aux concepteurs d’alléger le dossier d’exécution, pour diminuer les coûts, notamment en supprimant l’aménagement des toitures terrasses plantées prévues sur le bâtiment ancien, qui aurait nécessité une refonte complète des toitures existantes.


La mise au point dans le détail de la présentation des collections a nécessité une réunion de concertation chaque mois de Juillet 2006 à Mai 2007 entre tous les partenaires. La mise au point des divers dossiers d’appel d’offres de la muséographie (vitrines éclairées et cimaises ; éclairages extérieurs aux vitrines ; soclages ; signalétique ; occultations ; mobiliers et aménagements ; encadrements staff) l’objet de très nombreux allez et retour entre les concepteurs et la conservation du Musée.


Pour le génie civil et le second œuvre, l’entreprise générale titulaire du marché et ses sous traitants ont démarré les travaux en Mars 2009, pour une durée prévue de 20 Mois, qui se sont achevés en mars 2011, avec un retard de 4 mois dû au retard dans la mise à disposition des salles par la conservation du musée.


Il faut noter ici que dans ce délai restreint, l’entreprise SBF ( Société Bouzguenda Frères) a pu exécuter un marché d’un montant total de 15,6 MDT réparti sur près de 400 articles, avec une bonne qualité d’ensemble. Ceci n’a été possible que grâce à la qualité de l’encadrement de l’entreprise, présent en permanence sur le chantier et, bien sûr, au suivi également permanent assuré par la chef de projet, Olfa Hadj Saïd, architecte INP.


Pour la muséographie, les entreprises (dont 2 entreprises étrangères spécialisées pour les vitrines et pour les éclairages) ont démarré leurs travaux en Octobre 2010, pour une durée de 8 mois, prolongée également jusqu’à la fin 2011 à causes des évènements. Une anecdote : a deuxième visite de l’entreprise allemande REIER, chargée des vitrines a eu lieu du 09 au 14 Janvier 2011 mais suite à la fermeture de l’aéroport, l’entreprise n’a pu rejoindre l’Allemagne que le 18 Janvier.

Ces projets de Musées peuvent sembler longs avec leurs péripéties, même s’ils ont subi un retard d’une année pour cause de révolution. En fait, cette durée est courante pour de tels grands projets qui bousculent les habitudes après des décennies de gestion quotidienne. A titre d’exemple, parmi les musées récents, on peut citer : l’extension du Musée de peinture Reina Sofia à Madrid ( 92 M€) inauguré en 2005, 7 ans après la décision, et la restauration-réorganisation du Neues Museum d’antiquité de Berlin, endommagé par la guerre de 39.45 (230 M€), inauguré en 2009, 13 ans après la décision, sans oublier le Musée d’Archéologie et des Sciences de la Terre de Rabat, en cours (90 €M prévus), dont l’ouverture est prévue en 2014, 8 ans après la décision.


Le Musée Archéologique de Sousse et le Musée National du Bardo, qui font maintenant partie des grands Musées de standard international, sont donc dans la norme des délais de réalisation de ces grands Musées.

 


 


 

Musée archéologique de Sousse

Gouvernorat : Sousse
Adresse : Avenue maréchal Tito Sousse
Date d’ouverture : 1951, première ouverture, réouverture  mai 2012
Superficie : 2000 m²
Collections : Mosaïques antiques, sculptures, stèles funéraires

Programmation : Lord Cultural Resources (Canada)
Architecture: Taoufik Ben Hadid, Agence Tasmim (Tunisie)
Ingénierie : Bureau IDC (Tunisie)
Muséographie : Agence le Conte Noirot (France)
Restauration Kasbah : Institut National du Patrimoine
Entreprise Générale : Société EGMS (Tunisie) et sous traitants
Bureau de contrôle :   SECURAS
Entreprises muséographiques : Société ADN (France, Aménagements et éclairages)
                                                    Société Mime (Tunisie, signalétique)
Maître d’ouvrage : Ministère de la Culture
Maître d’ouvrage délégué : Unité de Projet de Gestion et de Valorisation du Patrimoine Culturel
                                              Chef de projet : Riadh Hadj Saïd, architecte INP
Durée de réalisation : 60 mois
Coût total  avec installations muséographiques : 4,6 MDT


Musée National du Bardo

Gouvernorat : Tunis
Adresse : Avenue Mongi Slim – 2000 le Bardo
Date d’ouverture : deuxième trimestre 2012
Superficie : 11 000 m² existants, réaménagés, et 9 000 m2 en extension
Collections : exceptionnelle collection de mosaïques antiques, de sculptures et d’objets  de l’époque romaine ; collections préhistorique, punique, numide, musulmane.

Programmation : DA DU (France)
Architecture: Groupement SCPA Codou Hindley (France) et A. Nouira (Tunisie)
Ingénierie : BTP (France),Gecos (génie civil, Tunisie) et IDC (équipements,Tunisie)
Muséographie : SCPA Codou Hindley (France)
Entreprise Générale : Société Bouzguenda Frères (génie civil) Tunisie et sous-traitants (Tunisie)
Entreprises muséographiques : Société Reier (vitrines et soclages, Allemagne), Société ADN (éclairage hors vitrines, France), Société Mime (signalétique et graphisme, Tunisie), Société MGP (socles marbre massif, Tunisie),  Société Exaltis (occultations, Tunisie)       
Bureau de contrôle : SECURAS
Maître d’ouvrage : Ministère de la Culture
Maître d’ouvrage délégué : Unité de Projet de Gestion et de Valorisation du Patrimoine Culturel
                                              Chef de projet : Olfa Hadj Saïd, architecte INP

Durée totale des travaux : 36 mois
Coût total, y compris les installations muséographiques : 20 MDT

 








 








 














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