fbpx
LOADING

Type to search

L’exposition «Ici et maintenant» à l’espace Art SadikaLe petit musée subjectif

Share



L’Espace Art Sadika de Gammarth abrite, depuis dimanche dernier, l’exposition collective «Ici et maintenant» qui réunit les travaux de près d’une trentaine d’artistes tunisiens ou résidents en Tunisie. L’exposition se présente, selon Mahmoud Chalbi, comme une sorte de vitrine de la création artistique tunisienne.

«Ici et maintenant» mais voyageant dans le temps et confondant différentes générations, ce rendez- vous artistique met l’accent sur différentes tendances, techniques et «écoles», réunissant des Bouabana (une œuvre intitulée «Nana») avec des artistes fraîchement débarqués.

Et c’est justement cette juxtaposition du faire, de ces différentes générations qui permet au public de se faire une petite idée sur l’évolution de la pratique artistique sous nos cieux. «Cette expo a été conçue pour vous, vos enfants, vos élèves et étudiants, vos ami(e)s étrangers…ainsi que pour les amateurs avertis et autres collectionneurs…comme un petit musée subjectif qui pallie au déficit muséal!», précise et note Mahmoud Chalbi dans ce sens.

Cependant l’idéal aurait été, pour être le plus fidèle possible aux aspirations de cette exposition- musée, d’avoir plus d’artistes de la génération des années 60-80 et peut-être aussi de ceux de l’école de Tunis. Mais la veine muséale reste subjective (comme le note M. Chalbi) et l’exposition, en mêlant peinture, gravure, dessin, sculpture, photographie et autres, présente d’intéressantes œuvres d’artistes connus par les avertis et collectionneurs et d’autres beaucoup moins.

La photographie par exemple est représentée, ici et maintenant, par Marianne Catzaras et ses montages («le bateau» et la «vague»), l’agitateur culturel M.Chalbi qui expose également à l’occasion et nous propose deux clichés et d’autres encore. On change de technique pour tomber sur les œuvres de Halim Karabibene, Nabil Saouabi et autres Mohamed Ben Slama, sur celles de Atef Maatallah, Ibrahim Mattous, deux surprenants artistes qui n’arrêtent pas de faire parler d’eux depuis quelques années. On tombe également sur quelques travaux de Amor Ghedemsi, qui vient d’exposer dans les lieux. Côté sculpture, l’on se délecte à la vue des personnages de fer de Aziz Mohsni (qui a également exposé en décembre dernier dans ce même espace), l’on tombe également sur les récupérations de Taoufik Behi et ses admirables «chouettes». Mahmoud Chalbi est encore présent avec des collages qui jaillissent de l’ombre pour raconter ses trois «post chaos».

D’autres artistes sont à découvrir ou à redécouvrir dans cette exposition qui se poursuit jusqu’au 1er avril 2014 ( ce n’est pas un poisson d’avril!).

Source : La Presse







Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *