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Musée du BardoRéouverture de la Salle de Carthage

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La nouvelle Salle de Carthage du Musée National du Bardo de Tunis a été inaugurée le 4 juillet 2013 en présence de Sylvia Pinel, ministre de l’Artisanat, du Commerce et du Tourisme, de la République française, de Mehdi Mabrouk, ministre de la Culture de la République tunisienne, et de Jean-Luc Martinez, Président-Directeur du Musée du Louvre.

Cette inauguration constitue le premier aboutissement d’un partenariat ambitieux, initié en novembre 2009, entre le musée du Bardo, le musée du Louvre et l’Institut national du patrimoine de Tunisie à travers la signature d’une convention-cadre de coopération scientifique.

 

Soutenue par l’Institut Français de Tunisie (IFT), cette réussite s’inscrit dans le cadre d’un projet de long terme qui permet aujourd’hui de renforcer les liens existants entre le musée du Bardo, le musée du Louvre et les institutions tunisiennes en matière scientifique.

 


Démontage d’une petite sculpture
© Danièle Braunstein


Le musée du Bardo, haut lieu de référence du patrimoine en Tunisie
Réputé pour sa collection de mosaïques, le musée du Bardo à Tunis, est l’un des hauts lieux de référence du patrimoine de Tunisie et d’Afrique. En novembre 2009, le musée du Louvre a signé une convention-cadre avec l’Institut national du patrimoine de Tunisie et le musée du Bardo à Tunis visant à lancer les chantiers de l’extension et de la rénovation du musée du Bardo. D’une durée de 5 ans (2009-2014), cette convention couvre de vastes champs de coopération où le Louvre s’engageait tout particulièrement à :



  • Réaliser une expertise de la collection lapidaire romaine du musée du Bardo, dans la perspective de sa réouverture ;


  • Développer les échanges de compétences entre les deux institutions ;


  • Renforcer la coopération et la recherche scientifique entre les établissements par le biais de prêts ou de dépôts d’œuvres ;


  • Mener une politique active et approfondie en matière de formation des personnels tunisiens par le biais d’échanges de personnels et de compétences.


Nettoyage d’un dessous de plinthe
© Danièle Braunstein

 

Dès les tout débuts du projet en 2010, Jean-Luc Martinez, alors Directeur du département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre, dont il est aujourd’hui le Président directeur, en a piloté la mise en œuvre. Danièle Braunstein, restauratrice et experte en statuaire au département des Antiquités grecques, étrusques et romaines du musée du Louvre, a établi un bilan sanitaire de la collection lapidaire du musée du Bardo. Ces premiers travaux ont permis d’étudier et d’expertiser les sculptures de la salle de Carthage et d’établir différents documents sur les préconisations de manutention, de transport et de stockage des sculptures afin qu’elles puissent être déplacées et conservées dans les meilleures conditions. Ainsi, pour chaque sculpture, un protocole particulier de restauration a été proposé.

 


Enlèvement des concrétions d’enfouissement
© Danièle Braunstein


Après cette phase d’étude, les efforts des différents partenaires se sont concentrés sur la restauration des sculptures devant être exposées dans la Salle de Carthage et pour lesquelles le bilan sanitaire et le récolement étaient complets.

 


Déplacement d’un pied monumental
© Danièle Braunstein


Un partenariat articulé autour d’une formation de haut niveau et de long terme
La formation et le transfert de compétences ont été au cœur du projet de partenariat. Huit stagiaires issus de la section «sculpture» de l’école des Beaux-arts de Tunis et de Nabeul ont été recrutés pour intégrer un véritable chantier-école et ont bénéficié d’une formation prise en charge financièrement par l’Institut français de coopération (IFC) de Tunis à partir de mars 2011. A l’occasion de la rénovation de la salle de Carthage, c’est donc une véritable formation complète aux métiers de la pierre qui a été dispensée à ces stagiaires : enseignement des principes de manutention et de transport, sensibilisation aux problématiques liées à la conservation et à la manipulation des œuvres, apprentissage des qualités essentielles requises pour le métier de restaurateur, notamment la patience et prudence.


La formation des restaurateurs s’est déroulée autour de trois grands axes :



  • La manutention et le déplacement des sculptures, indispensables à la bonne connaissance du métier de restaurateur ;


  • La restauration des œuvres : tout d’abord une phase «d’apprentissage» du regard, puis la rédaction du constat d’état, le nettoyage des sculptures (méthodes douces à base d’eau et de pulpe de papier), le désoclage, qui a consisté à ôter les sculptures de leurs anciens socles de bois, opération délicate en raison de l’oxydation des goujons de fixation parfois longs de 90 cm pour certains, étaient oxydés ;


  • La muséographie : conception et réalisation des montages des sculptures, fabrication de nouveaux socles en marbre, installation des œuvres dans la salle de Carthage, selon la proposition scientifique initiale de Jean-Luc Martinez et de Taher Ghalia, puis de son successeur, Soumaya Gharsallah.


Mise en place d’une sculpture
© Danièle Braunstein

Un accord ambitieux pour sensibiliser aux problématiques de préservation et de valorisation de leur patrimoine.
Fidèle à sa vocation universelle, le musée du Louvre s’attache par ce partenariat à renforcer son action en faveur de la circulation des œuvres, des compétences et des savoirs. 35 sculptures ont ainsi été restaurées depuis la création du chantier-école dont 12 pour la grande statuaire et 23 portraits. En outre, après deux ans de formation, quatre des stagiaires ayant participé à ce chantier-école ont intégré l’Institut national du patrimoine tunisien, véritable reconnaissance du remarquable travail de formation effectué et des compétences acquises jusqu’ici.


 








 






 












 

 

 






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