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Opportunités pour les entreprises et la main-d’œuvre tunisiennes…

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• Des entreprises tuniso-libyennes peuvent être constituées dans le cadre du partenariat en vue de participer à des travaux, notamment dans le domaine du bâtiment

• Les entreprises tunisiennes en BTP disposées à prendre part aux différents projets programmés par la Libye

Après la révolution libyenne qui a été à l’origine de la destruction de plusieurs bâtiments et d’une partie de l’infrastructure en Libye, des marchés ont été ouverts en vue de reconstruire le pays dans cette période transitoire. Plusieurs entreprises internationales de bâtiment et de travaux publics ont manifesté leur disposition de venir au secours de la Libye pour remettre en état les bâtiments et l’infrastructure endommagés. Les autorités libyennes font confiance dans les entreprises et l’expertises tunisiennes –  qui ont fait leurs preuves depuis des années déjà –  et offrent de nouvelles opportunités aux entrepreneurs tunisiens dans le secteur du bâtiment et des travaux publics pour en tirer profit.
Lors de la rencontre tuniso-libyenne dans le secteur du bâtiment et des travaux publics ouverte hier matin au siège de l’Union tunisienne de l’industrie du commerce et de l’artisanat (Utica), les responsables libyens ont manifesté clairement leur volonté de collaborer avec les entreprises tunisiennes dont certaines ont établi  des relations solides avec leurs homologues libyens. M. Slaheddine Chaâbane, président de la Chambre tuniso-libyenne du commerce, a mis en exergue «la complémentarité existant entre les deux pays », ainsi que les axes techniques et les mécanismes à mettre en œuvre en vue de réaliser les projets en tenant compte des ressources humaines disponibles. Un message a été adressé de  sa part aux responsables des deux pays en vue de consacrer le partenariat d’autant plus que « l’avenir de la Tunisie et de la Libye est commun et la complémentarité est notre destin », a-t-il souligné.

Concurrencer les entreprises internationales

M. Chokri Driss, président de la Fédération nationale des entrepreneurs du bâtiment et des travaux publics, a indiqué, de son côté, que les défis sont importants et incombe à toutes les parties prenantes de les relever. « Le secteur du bâtiment est le moteur du développement et de l’investissement et constitue le thermomètre de l’économie en général ».  Le secteur du bâtiment et des travaux publics fait employer en Tunisie plus de 400.000 travailleurs, soit 13% de l’ensemble des travailleurs dans les autres secteurs. Et il dispose d’une forte employabilité à condition d’assurer sa mise à niveau et de renforcer l’encadrement. Le nombre des entreprises opérant dans le secteur sont de l’ordre de 2.800, classées selon les capacités financières, les ressources humaines, les moyens logistiques et matériels dans divers domaines dont ceux qui ont trait à l’électricité, aux équipements…
L’orateur a mis en exergue les performances des entreprises tunisiennes non seulement en Tunisie mais aussi dans certains pays maghrébins et africains comme la Côte d’Ivoire, le Mali, le Togo et le Cameroun. Nombre d’entreprises tunisiennes ont opté pour le marché libyen depuis quelques années et après la révolution des contrats d’une valeur de 2.000 millions de dinars libyens ont été conclus. Et d’ajouter que « ces chiffres demeurent modestes si l’on tient compte des projets du bâtiment et des travaux publics  programmés par le passé. Plusieurs handicaps juridiques et réglementaires,  dont ceux qui concernent les autorisations des contrats de travail,  les aspects financiers et les droits douaniers, n’étaient pas favorables aux entreprises ».
Malgré toutes ces difficultés et bien d’autres, les entreprises tunisiennes ont osé concurrencer les entreprises internationales opérant dans le même domaine sans préjugé défavorable. M. Driss estime que les entrepreneurs tunisiens ont la volonté, après la révolution dans les deux pays, de promouvoir le travail commun en vue de constituer des entreprises tuniso-libyennes de bâtiment et  travaux publics pour être au-devant des entreprises qui seront chargées d’édifier la nouvelle Libye.
La Fédération tunisienne du BTP soutient d’ailleurs les recommandations issues de la rencontre nationale libyenne du bâtiment et des travaux publics qui a eu lieu le 13 décembre à Tripoli. Celles-ci appellent notamment à donner aux entreprises concernées la possibilité de  nettoyer les villes des effets de la guerre qui a eu lieu, de participer aux travaux de maintenance des entreprises «vitales», de mettre en place un programme d’action en vue de parachever les projets en cours d’exécution,  d’autoriser les trvailleurs tunisiens à travaillersans retenue en appliquant les droits auxquels bénéficient les travailleurs libyens, de revoir après discussion  la valeur des contrats conclus par le passé…
Dans la même lignée, M. Abdelmajid Kechir, président du Syndicat général du bâtiment en Libye, a exprimé le souhait de son pays de collaborer avec les Tunisiens dans le cadre d’entreprises tuniso-libyennes. La Tunisie dispose, selon lui, des matériaux de construction et de l’expertise alors que la Libye offre le capital gouvernemental et le travail. La concurrence avec les entreprises internationales prêtes à entrer en Libye est rude. Ces dernières peuvent réaliser des projets stratégiques alors que les entreprises tuniso-libyennes ont un important marché dans le domaine du bâtiment. En tout cas, le Syndicat libyen compte soutenir les entreprises mixtes des deux pays et appelle les autorités  à fournir l’appui nécessaire en vue d’atténuer les difficultés constatées.
Le président du conseil de l’Ordre des architectes, M. Elyès Bellagha, a manifesté aussi la volonté des architectes de contribuer à cet effort de construction dans ce pays frère et de fournir l’accompagnement nécessaire dans cette œuvre grandiose qui consiste à édifier les différents projets en Libye. D’autant plus qu’une richesse culturelle, scientifique et humaine est disponible et il faut bien semer pour récolter ensemble.
Un responsable libyen a appelé les Tunisiens à venir en masse pour travailler en Libye – où la sécurité a été rétablie dans tout le pays, rassure-t-il – non seulement dans le secteur du bâtiment mais aussi dans d’autres secteurs comme ceux de l’hôtellerie, de la restauration, de la menuiserie…Les possibilités d’emploi en Libye sont aujourd’hui disponibles et il faut les exploiter au plus vite, surtout que les Tunisiens peuvent y entrer sans visa.

Auteur : Chokri GHARBI

Source : La Presse







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