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Patrimoine – Guide de l’Unesco pour sécuriser le patrimoine d’intérêt religieuxLes solutions les plus simples sont souvent les plus efficaces

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L’Unesco vient de publier le tome VI du Guide sur la protection du patrimoine culturel. D’une cinquantaine de pages, le Guide Unesco 2012 consacré à «la sécurisation du patrimoine d’intérêt religieux» comporte une série de conseils pratiques pour préserver ce patrimoine.
Avec une riche illustration graphique et des dessins de presse indicatifs, informatifs et porteurs de messages, ce manuel de sensibilisation est destiné à toutes les personnes (religieux, fidèles, gestionnaires, propriétaires…) en contact avec le patrimoine cultuel et soucieux de mieux le protéger contre les actes de malveillance (vols, vandalisme, intrusions, voire incendies).

Les conseils prodigués peuvent être généralisés à des lieux de culte de différentes nature et confession, et mis en pratique dans la grande majorité des cas. Cependant, chaque site d’intérêt religieux revêt ses caractéristiques propres. C’est pourquoi certaines des mesures proposées ne sont pas adaptables partout.
Cela dit, certaines solutions, loin d’être miracles, c’est-à-dire lourdes en termes de matériel, pourraient servir de modèle pour la Tunisie où le patrimoine à caractère religieux est menacé. En effet, la Tunisie enregistre, depuis la révolution, une série d’agressions répétées contre des mausolées et zaouias de marabouts dans toutes les régions du pays.
Après la multiplication des profanations des mausolées, notamment celui de Sidi Bou Saïd le 12 janvier 2013, la directrice générale de l’Unesco, Irina Bokova, avait «appelé les autorités tunisiennes à prendre des mesures urgentes pour protéger les sites du patrimoine représentant la richesse culturelle et historique du pays contre toute attaque visant leur intégrité».


L’inventaire, une mesure incontournable


Quelles solutions pourrait-on envisager pour protéger le patrimoine de tous les dangers? La mise en sûreté du site ou du monument requiert «logique» et «pragmatisme» avance l’Unesco, car «les solutions les plus simples et les moins onéreuses sont souvent les plus efficaces».

De ce point de vue, la mise en œuvre d’un certain nombre de mesures pratiques va permettre, selon l’Organisation, de limiter les risques d’atteinte à celui-ci.


Effectuer l’inventaire, le tenir à jour et le conserver sous forme de papier et si possible sur support numérique demeure pour l’Unesco une «mesure préalable, incontournable et impérative» pour pouvoir identifier un objet retrouvé après notamment un vol, dès lors que les conditions de restitution des objets ne se font, en cas de redécouverte, qu’à la seule vue d’un inventaire selon la Convention de l’Unesco de 1970.


La deuxième démarche à suivre pour sécuriser un site consiste selon ce guide à établir une analyse des risques. Ce bilan permet d’envisager les mesures à prendre pour les réduire. C’est dans ce sens que la population est appelée à faire part de tout acte suspect et alerter si besoin le responsable local du patrimoine ou la police locale.


Etant donné que les sites d’intérêt religieux sont souvent peu fréquentés et vides de toute présence humaine: «Donnez l’impression que le lieu est fréquenté et qu’il est tout sauf à l’abandon. Tendez vers une présence humaine dans les lieux (recours à un gardiennage ou à des bénévoles). Rien ne la remplace. Ne laissez qu’une seule issue du bâtiment accessible, de préférence à portée de vue. Ne laissez pas traîner échelles, escabeaux ou outils», préconise le guide.
Pour parer au risque d’incendie, il faut s’assurer de l’absence de toute source potentielle de feu. Et même si, en complément, la vidéo-surveillance ne soit perçue comme «la solution miracle», l’on pourrait jouer sur l’effet dissuasif, en plaçant des caméras factices au coût très modique.

Partout dans le monde, le patrimoine d’intérêt religieux suscite les convoitises des voleurs et trafiquants d’objets d’art. Or, «ces objets présentent non seulement un caractère sacré pour les populations, mais bien souvent également, un intérêt artistique et historique». C’est pourquoi, il s’avère absolument nécessaire de préserver ce patrimoine contre les actes de malveillance. Ainsi, «la sensibilisation des populations, notamment des jeunes, à la valeur du patrimoine d’intérêt religieux constitue un enjeu majeur», lit-on dans le guide.


En l’absence jusqu’à présent, d’un inventaire précis, détaillé et complet des mausolées attaqués en Tunisie, une stratégie nationale d’urgence vient d’être mise en place récemment en collaboration avec les ministères de la Culture, de l’Intérieur et des Affaires religieuses pour faire face aux agressions répétées contre ce patrimoine. Pour le ministre de la Culture, M. Mehdi Mabrouk, «garantir une surveillance permanente des zaouias demeure désormais une affaire urgente et leur protection est une responsabilité collective qui incombe aux autorités, collectivités locales et à toutes les composantes de la société civile».

 















 










 







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