fbpx
LOADING

Type to search

Plan d’action 2013-2020Objectif: économie de l’énergie

Share



Comment l’Etat compte-t-il agir pour réduire la consommation de l’énergie au double niveau des particuliers et des professionnels ?

Les ressources énergétiques de la Tunisie étant de plus en plus limitées alors que la demande ne cesse de croître, il est devenu nécessaire de trouver les solutions appropriées en vue de poursuivre l’approvisionnement de tous les secteurs en essayant d’atténuer un tant soit peu le volume consommé chaque année. Ainsi, un plan d’action pour rationnaliser l’utilisation de l’énergie sur la période allant de 2013 à 2030 a été mis en place.

Les actions phares de ce plan sur la période indiquée concernent le développement de la cogénération, l’électroménager, l’éclairage et le bâtiment efficaces, les utilités, les audits à contrats-programmes, les accords volontaires, l’efficacité des véhicules et la mobilité. Ainsi, pour ce qui est du développement de la cogénération, il s’agit de renforcer le rôle de celle-ci dans l’amélioration de l’efficacité énergétique dans notre pays. Les deux plans d’actions successifs qui s’étalent sur les périodes 2013-2016 et 2017-2020 devraient atteindre un objectif bien précis, à savoir permettre l’entrée en production d’une capacité de 404 Mégawatt de cogénération supplémentaires à la faveur d’un parc installée de l’ordre de 440 Mégawatt à l’horizon 2020. Les équipements installés à ce jour seront inclus dans cette capacité de production.

 

Réduire le montant de la facture

 

Pour ce qui est de l’électroménager efficace, le programme d’efficacité énergétique de la réfrigération et de la climatisation sera mis en œuvre en tenant compte de trois principales composantes. La composante «Promo-Frigo» vise à retirer du parc existant 1 million de réfrigérateurs dont l’âge est supérieure à 10 ans, et ce, sur la période 2013-2017. Ils seront remplacés par des réfrigérateurs de classe 1, autrement dit les moins consommateurs d’énergie électrique.

 

L’autre composante prévue consiste à promouvoir les réfrégirateurs les plus efficaces à travers l’introduction de nouveaux matériels du type «MEPS» (Minimum Efficiency Performance Standars». Aussi, de nouvelles classes seront créées à l’intérieur de la classe 1 en plus de la promotion de celle-ci. Les nouvelles mesures en question concerneront 1,8 million d’appareils. Enfin, comme troisième composante de ce programme, on compte promouvoir des climatiseurs plus efficaces à travers l’introduction de nouveaux appareils du type «MEPS» et la création de nouvelles classes à l’intérieur de la classe 1 qui fera l’objet d’une promotion. Pas moins de 2,6 millions de climatiseurs seraient touchés par ces mesures.

 

L’éclairage efficace va contribuer aussi à réduire la facture d’électricité à travers une action pertinente qui consiste à lancer une nouvelle opération destinée à retirer 2,3 millions de lampes à incandescence du marché. Les actions promotionnelles actuelles seront, cependant, maintenues. L’éclairage public sera au centre d’une action nationale consistant à remplacer toutes les lampes à vapeur HP actuellement utilisées par des lampes à sodium SHP. Ainsi, le réseau d’éclairage public sera réhabilité et adapté au fonctionnement des variateurs-régulateurs de puissance qui ne sont pas opérationnels actuellement. Par ailleurs, il est prévu de diffuser 4,5 millions de lampes LED sur la période 2013-2020 dans les principaux secteurs tertiaire, industriel en plus de l’éclairage public.

 

Amender la réglementation

 

Le secteur du bâtiment peut participer, lui aussi, à l’économie d’énergie. Une action est d’ailleurs prévue dans ce sens (Promo-Isol) pour cibler les bâtiments existants avec rénovation thermique de 55.000 logements sur la période 2014-2016 et 5.000 unités tertiaires durant la même période, ce qui représente plus de 8 millions de m² de bâtiments à rénover. Le rythme de cette rénovation devrait s’accélérer sur la période 2017-2020 pour couvrir 264.000 unités résidentielles et tertiaires.

 

Dans ce même secteur, les bâtiments hôteliers, sanitaires, les bureaux et les résidences collectives seront labellisés sur une superficie de 37 millions de m² à l’horizon 2020. Un autre composante non moins importante entrant dans le cadre de cette action consiste à amender la réglementation thermique et énergétique des bâtiments neufs afin d’améliorer les performances énergétiques. Les bâtiments résidentiels et collectifs, ainsi que les bâtiments à usage de bureaux privés sont concernés avec comme objectif de couvrir 7,5 millions de m² à l’horizon 2020. Les constructions de classe 1 – les moins énergivores – seront soutenues.

 

D’autre part, l’Etat envisage d’inscrire progressivement les entreprises assujetties et non assujetties aux actions génériques sur la catégorie usages et utilités. Ainsi, les entreprises industrielles des principaux secteurs énergivores peuvent choisir des actions à entreprendre pour réduire la consommation sur la base d’un palette d’initiatives proposées. Elles signent un contrat-programme après le choix des actions génériques sans passer par l’audit.

 

Les entreprises qui veulent opter pour les audits et les contrats-programmes seront aussi bien servies. Le nombre des nouveaux contrats-programmes devrait dépasser sur la période 2013-2020 le millier dont plus de la moitié relèverait du secteur du transport. Les entreprises – même celles qui ont des actions en cours – seront accompagnées afin de mieux garantir l’économie d’énergie. Plus de 300 entreprises industrielles (dont les contrats en cours d’exécution) sont ciblées avec 66 entreprises opérant dans le secteur tertiaire et 33 dans celui du transport.

 

Généralisation des stations de diagnostic

 

Les accords volontaires suggérés sur la période 2013-2016 s’adressent aux activités consommatrices d’énergie. Ces accords visent à atteindre des benchmarks nationaux puis internationaux des indicateurs de performances énergétiques. Ces initiatives représenteraient un prélude à l’adoption d’objectifs obligatoires sur la période 2017-2020. Ceux-ci prévoient l’application des règles plus strictes de vérité des prix de l’énergie pour ces entreprises qui ne sont pas en mesure d’atteindre les benchmarks minima sous la forme de remboursement des subventions d’énergie consommées. Les objectifs obligatoires sur la période indiquée visent des économies rapprochées à l’ensemble des entreprises assujetties de 5% dans l’industrie, 3% dans le bâtiment et 2.5% dans les transports.

 

Dans ce même plan d’action, une rubrique est consacré aux véhicules. Il s’agit de la généralisation des stations de diagnostic et de la promotion de la communication et de la sensibilisation sur le gonflage des pneus. L’application de la réglementation – par étapes – obligera les automobilistes à faire ledit diagnostic du moteur avant la visite technique. Les véhicules de fonction publics et privés ainsi que le transport public et les voitures particulières âgées de plus de 10 ans sont concernés pour couvrir tout le parc roulant national. Il est prévu d’atteindre un parc de stations services de 12.70, à l’horizon 2020. Enfin, pour ce qui est de la mobilité, il est prévu, entre autres, de mobiliser un large potentiel d’économie d’énergie grâce à la promotion en équipant 78.000 véhicules de systèmes des nouvelles technologies de l’information et de la communication sur la période 2014-2020. Le plan de déplacement urbain sera appliqué d’abord par les villes de Sfax et de Sousse avant sa généralisation progressivement. La formation de conduite économique touchera 5.000 moniteurs durant la période 2013-2016 et 5.000 autres sur la période 2017-2020. Dans ce même cadre 90.000 conducteurs professionnels seront formés sur la période 2014-2016 et 110.000 autres de 2017 à 2020.

 

Repères…



  • Le plan d’action d’utilisation rationnelle d’énergie devrait engendrer des économies d’énergie primaire cumulées de l’ordre de 16,5 millions de tonnes équivalent pétrole sur la période 2013-2020.


  • Le principe de la vérité des prix est une composante de la stratégie énergétique. Parmi les recommandations formulées dans ce sens, l’établissement d’une stratégie d’ajustement des prix de l’énergie, définitive, claire et transparente. Il s’agit aussi de cibler les bénéficiaires pour lesquels les pouvoirs publics souhaiteraient maintenir le soutien aux prix de l’énergie.


  • Les ressources du Fonds national de maîtrise de l’énergie devraient être augmentées de manières significative pour mieux soutenir les programmes de maîtrise de l’énergie. Les taxes existantes devraient être ajustées en plus de l’introduction de taxes de maîtrise de l’énergie sur la structure des prix des produits énergétiques.


  • Durant les deux dernières décennies, le niveau des ressources en hydrocarbures s’est situé entre 6 et 7 millions de tonnes équivalent pétrole alors que la consommation d’énergie est passée de 4,5 millions de Tep en 1990 à 8,5 millions de Tep en 2012.

Source : La Presse

 








 






 


 


 



















Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *