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Projet: «Stratégie de développement de la ville» de SousseUn équilibre à établir

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Les résultats de cette consultation à grande échelle seront connus en octobre 2014

Des représentants de diverses administrations exerçant dans le développement régional, l’environnement, l’urbanisme, l’éducation, le tourisme…, ainsi que des représentants de la commune, de l’ONTT, de l’Utica, de la CCIC, de l’API, de l’Anged et de diverses associations de la société civile, ont pris part aux travaux de la conférence générale sur le projet portant sur «la stratégie de développement de la ville», organisée par l’hôtel de ville, en collaboration avec l’équipe locale qui a instigué ce projet et qui a eu lieu à Sousse, récemment, dans un hôtel de la place.

Objectifs du projet participatif


M. Karim El Ouardani — coordinateur de l’équipe locale d’élaboration du projet — a présenté au cours de son intervention les grandes lignes du projet et ses principaux objectifs et qui repose en premier lieu sur l’élaboration du diagnostic de la situation de la ville d’une manière concertée avec l’ensemble des acteurs socioéconomiques et de la société civile, la définition des principaux défis validés par les participants et auxquels fera face la ville dans le futur ainsi que l’élaboration d’un plan d’action de développement stratégique de la ville…
Ce projet, a-t-il ajouté, verra la participation d’une multitude d’acteurs, d’experts, d’associations et de citoyens de la ville. Ils interviendront dans le cadre de groupes de travail pour élaborer le plan de développement stratégique.
Ces groupes seront répartis selon les secteurs suivants: l’économie, l’environnement, l’urbanisme, le social et la gouvernance.
D’autres groupes sectoriels étudieront les questions relatives à la jeunesse, la culture, l’éducation… Il a noté aussi que des groupes territoriaux travailleront en relation avec les divers quartiers de la ville.
Enfin, il a précisé que les résultats de cette consultation à grande échelle seront connus au terme de l’élaboration du projet qui aura lieu en octobre 2014.


Situation actuelle de la ville


Au cours de son intervention portant sur «la situation actuelle de la ville», Mme Kamilia Hmila — de la commune de Sousse — a présenté les principales caractéristiques de la ville de Sousse aujourd’hui dont elle cite «le déséquilibre entre nord et sud».
A ce sujet, elle a noté que le nord de la ville comporte une activité touristique développée et des quartiers planifiés, alors que le sud, mal en point, comporte une activité industrielle polluante et des quartiers non planifiés.
Considérant que le potentiel touristique est sous-exploité, elle a indiqué que 90% des nuitées sont axées sur le tourisme balnéaire et qu’il est nécessaire de développer davantage le tourisme sportif, golfique, de croisière, de santé, culturel…
Revenant sur les problèmes d’organisation et de financement des nouvelles associations, elle a mentionné que Sousse compte actuellement plus de 300 associations dont 60% sont nées après le 14 janvier 2011 et font face à des problèmes d’organisation et de financement.
Sur le plan de l’enseignement, les facteurs de compétitivité sont à développer.
Elle a évoqué que Sousse dispose actuellement de 17 établissements universitaires et de plus de 30.000 étudiants et d’un pôle technologique qu’il est nécessaire de développer davantage. Elle a indiqué que 90% des exportations de la ville sont issus des activités de sous-traitance européenne dans les secteurs du textile, de l’habillement, du matériel électronique…
Elle a insisté pour que le secteur industriel soit plus compétitif et comporte d’autres projets innovants et à valeur ajoutée.
Elle a précisé que la zone industrielle de Sidi Abdelhamid, la plus grande zone industrielle de la région (comptant 70 entreprises locales et industrielles), doit être renforcée par d’autres projets innovants afin de relever le défi de la compétitivité internationale dans le secteur industriel.
Côté environnement, elle a indiqué que le littoral est fragilisé par l’accumulation des déchets au niveau de quelques plages de la région, l’érosion, les constructions anarchiques au bord de la mer dans quelques sites de la région.



Auteur : Hichem BENZARTI

Source : La Presse

 








 








 










 







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