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Réseau des autoroutesUn point de plus pour l’attraction de l’investissement

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Les autoroutes constituent un élément essentiel dans le développement économique régional, dans la mesure où elles stimulent les activités industrielles, agricoles et de services dans les différents gouvernorats. Les promoteurs, qu’ils soient tunisiens ou étrangers, sont également intéressés d’implanter leurs projets dans des régions où se trouve une autoroute moderne et bien aménagée.

La région de Béja (Medjez El Bab) constitue un exemple fort significatif, puisqu’une zone industrielle active, qui a suscité l’affluence de plusieurs chefs d’entreprise suite à l’aménagement d’une autoroute qui facilite le déplacement des marchandises et des personnes du lieu de production aux ports, aéroports et points de vente, y a été aménagée.

Certes, une autoroute exige un investissement lourd qui est amorti après plusieurs années, mais on ne peut pas conçevoir une politique économique moderne et performante sans une infrastructure autoroutière de qualité garantissant aux utilisateurs le confort de conduite sur une route sécurisée à double sens, ainsi que toutes les commodités nécessaires pour arriver d’un point à un autre en un minimum de temps. Le transport routier international bénéficie aussi de cette infrastructure qui compte parmi les avantages préférentiels d’un pays. Les régions du Nord-Ouest, du Centre et du Sud n’ont pas tiré profit d’une telle infrastructure, ce qui a laissé plusieurs régions enclavées se limitant à quelques activités peu rentables.

Une vision à long terme
Pour transporter leurs marchandises, les agriculteurs doivent emprunter des routes accidentées et faire preuve de beaucoup de prudence pour pouvoir arriver à destination sains et saufs. Selon T.B.J, un chef d’entreprise de la place, «le manque d’infrastructure dans les régions de l’Ouest n’a pas permis, des années durant, de développer l’industrie ou les services. On se contentait de cultiver de petites parcelles agricoles en vendant de préférence la production sur place ou dans les délégations de proximité pour éviter les longs déplacements». En effet, le déséquilibre régional est caractérisé notamment par l’absence de l’infrastructure, dont les autoroutes.
Depuis quelque temps, les habitants des différentes régions appellent les autorités compétentes à mettre en place des autoroutes pour que les investisseurs puissent venir et créer leurs projets. Certes, certaines autoroutes peuvent paraître peu rentables à cause d’un manque de trafic, mais une vision à long terme permet de se rassurer. De nouvelles zones industrielles pourraient être créées dans une région dotée d’une autoroute. «L’emploi des jeunes dépend des projets privés qui seront créés dans les régions, explique notre interlocuteur. Plus ces projets tardent à être réalisés, plus le nombre de chômeurs augmente dans ces zones pauvres qui se trouvent notamment dans l’ouest et le sud du pays».
L’Etat est conscient de cette réalité et dispose de son plan de création d’autoroutes qui exigent des études, la recherche des bailleurs de fonds et la sélection de l’entreprise ou des entreprises qui seront chargées des travaux. Des retards sont parfois enregistrés à cause des facteurs multiples dont celui qui concerne le foncier, la sécurité, les difficultés financières de l’entreprise exécutante des travaux. Fondé le 15 mai 1992,
«Tunisie Autoroutes» —dont le capital est de 999 529 300 DT— a pour mission la construction et l’exploitation des autoroutes. Elle a pris en charge ainsi une mission fort délicate qui a été toujours du ressort du ministère de l’Equipement et de l’Habitat. Le réseau autoroutier a connu, par conséquent, une évolution remarquable entre 1992 et 2012. Pourtant, les habitants des régions intérieures demandent encore davantage d’efforts de la part des pouvoirs publics afin qu’ils bénéficient, eux aussi, de cette infrastructure moderne qui répond aux normes de qualité, de conception et de construction en vigueur dans le monde.

Un véritable événement
Les objectifs de construction des autoroutes selon la société est «de décongestionner les principaux axes routiers, d’offrir un réseau routier moderne qui répond aux exigences de la sécurité et du confort. Il s’agit aussi de satisfaire les objectifs d’ordre stratégique liés à l’aménagement du territoire, au développement économique des régions et à la promotion de l’emploi. Assurer le développement intégral du pays, au triple niveau économique, social et politique, constitue aussi un objectif à atteindre à travers la mise en place des autoroutes».

Accès rapide aux ports
Les travaux se poursuivent actuellement dans le cadre de nouveaux projets d’intérêt national. Ainsi, l’autoroute «A1» va s’étendre de Sfax à Gabès sur 155 km pour un coût de 817 millions de dinars (MD), financé par l’Etat tunisien et la Banque européenne d’investissement (BEI). Un tronçon de l’autoroute concerne Médenine-Ras Jédir sur 92 km pour un coût de 584 MD financé par l’Etat tunisien et la Banque africaine de développement (BAD). Ce tronçon est d’une importance capitale, compte tenu des activités économiques et commerciales qui sont menées entre la Tunisie et la Libye. En période de stabilité politique et économique, la Libye présente de multiples opportunités pour l’importation et l’exportation de marchandises, l’emploi des jeunes et, bien sûr, la création de projets dans les régions du sud tunisien. Avant même l’entrée en fonction de cette autoroute, le trafic des véhicules —pour le transport des biens et des personnes— connaît déjà une dynamique à certaines périodes.
Le projet de l’autoroute Oued Zarga-Boussalem sur 54 km pour un coût de 430 MD, financé par l’Etat tunisien et le Fonds arabe pour le développement économique et social (Fades) va permettre une desserte entre les villes de Tunis, Medjez El Bab, Béja, Boussalem et Jendouba. Pourvu que les travaux soient exécutés dans les délais. D’autres projets sont inscrits dans les années à venir, à savoir l’autoroute «A3» reliant Boussalem aux frontières tuniso-algériennes sur 70 km, et celle qui reliera Tunis Kairouan, Sidi Bouzid, Kasserine et Gafsa sur 360 km. Une fois ces projets réalisés, l’ouest et le sud du pays seront vraiment des pôles de rayonnement économique où plusieurs unités industrielles et de services viendront s’installer. En quelques heures, les véhicules peuvent se déplacer d’une région à une autre dans un environnement sécurisé et confortable. Ainsi, la liaison des régions de l’intérieur avec celles du littoral deviendra aisée, ce qui facilitera l’exportation des marchandises grâce à un accès rapide aux ports et aux aéroports. Même le tourisme bénéficiera de cette infrastructure qui permettra aux touristes de visiter plusieurs régions sans trop d’efforts.
Les utilisateurs des autoroutes peuvent raccourcir les délais de parcours grâce à ces autoroutes qui sont régulièrement aménagées pour préserver leur qualité. De plus, une économie sur les coûts de l’exploitation des véhicules est constatée, car celles-ci ne subissent pas les dégâts causés par les routes accidentées et boueuses qui mettent les pneus et les amortisseurs à rude épreuve. L’amélioration des conditions de déplacement est évidente sur des routes bien aménagées. L’Etat est également gagnant par l’extension des autoroutes, puisqu’il allège les charges sociales à la faveur d’une diminution du taux de chômage, dans la mesure où les jeunes sont employés par les nouvelles entreprises implantées près de ces grands axes routiers.







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