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Réseau ferroviaire rapide (RFR)Un mégaprojet en cours de réalisation

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Les travaux du réseau ferroviaire rapide ont redémarré après une période de stagnation qui a duré plusieurs mois. L’objectif est d’offrir aux usagers un transport confortable, rapide et sécurisé. L’exploitation de la première tranche du RFR est prévue pour juillet 2017
Enfin, une date est annoncée pour la mise en service du réseau ferroviaire rapide (RFR) qui a connu un grand retard, dû notamment à la période qui a suivi la révolution. M. Rachid Zaïer, président-directeur général de la Société du réseau ferroviaire rapide de Tunis est catégorique :

l’exploitation de la première tranche du projet est prévue pour juillet 2017, si tout va bien. Une tranche prioritaire est donc en cours de réalisation d’une longueur de 18,5 km de voie ferrée composée de deux tronçons, à savoir les lignes D et E. La première ligne fait le départ à partir de la Place Barcelone à Tunis jusqu’à Gobaa relevant du gouvernorat de La Manouba sur 12,2 km alors que la seconde ligne s’étend de la Place Barcelone jusqu’à Bougatfa-Sidi Hassine sur 6,3 km.
Les stations de la ligne D sont Saïda Manoubia, Mallassine, Erraoudha, Le Bardo, El Bortal, La Manouba, cité des Orangers et Gobaa. Quant aux stations de la ligne E, elles sont Ennajeh, Ettayarane, Ezzouhour, Hraïria et cité Bougatfa.

Plate-forme ferroviaire à trois voies
Le tronçon en cours de réalisation, d’un coût global de 550 millions d’euros soit 950 millions de dinars environ — qui comprend aussi le matériel roulant — est financé par l’Agence française de développement, la Banque européenne d’investissement, la Banque allemande KFW et l’Union européenne.
L’état d’avancement global des travaux est de 35%. Le premier lot concerne le génie civil de la ligne D dont les délais d’exécution est de 900 jours. Il est prévu que les travaux seront achevés en septembre 2016. Les travaux consistent en la réalisation de la plate-forme ferroviaire à trois voies, de quatre ponts-routes, de quatre tranchées ouvertes de dix passerelles pour les piétons et trois passages souterrains. Des travaux divers sont également programmés pour l’amélioration du drainage et des voiries.
Le deuxième lot de génie civil concerne la ligne E avec des délais d’exécution de 1.080 jours, ce qui permettra d’achever les travaux au cours du mois de septembre 2016. Les composantes comprennent la réalisation d’une plate-forme ferroviaire à deux voies, trois viaducs ferroviaires, un échangeur routier avec un pont-route et une tranchée couverte ferroviaire, huit passerelles pour les piétons et un passage souterrain. Les travaux divers consistent à améliorer le drainage et les voiries. A noter que les travaux du premier lot de génie civil a été confié à la société «Tecnis SPA» alors que le second lot est à la charge de «Somatra get».

Un tunnel à double voie
Les travaux du troisième lot conclu avec la société «Bouzguenda Frères» seront achevés, selon les prévisions, en juillet 2015. Il s’agit de réaliser huit stations de la ligne D précitées. La réalisation des stations de la ligne E (lot n°4) est à la charge de la société «Gloulou S&M».
Le projet comprend, par ailleurs, un lot n°5 qui consiste à faire des travaux pour l’écartement normal de la voie, la mise en place de la caténaire, la signalisation, le poste de commandement centralisé, les télécommunications de type GSMR, l’atelier-dépôt de maintenance des rames à Sidi Fathallah ainsi que la sous-station électrique à Gobaa. La durée des travaux de ce lot confié au Groupement Colas Rail/Suemens est de 1.080 jours, ce qui permettra de terminer les travaux en octobre 2016.
Un tunnel à double voie sera également réalisé dans le cadre de ce projet (lot n°6) par le Groupement Technis-Sotudef. Les travaux seront achevés en octobre 2014. «Le projet, une fois terminé, va améliorer la qualité du transport collectif dans le Grand-Tunis et décongestionner la circulation routière à travers la création de trois pôles d’échange centraux et de 16 stations de rabattement et des relais», estime M. Rachid Zaïer.
En effet, parmi les avantages attendus de ce projet, une meilleure sécurité, un confort, la protection de l’environnement et la rapidité de la circulation à partir de la Place Barcelone, les usagers peuvent se rendre au Bardo en 7 minutes, à La Manouba en 12 minutes, à Gobaa en 13 minutes, et à Sidi Hassine en 10 minutes. La capacité du transport collectif sera renforcée grâce audit projet.

Choisir la meilleure variante
Après une stagnation de plusieurs mois, le projet a pu démarrer, après avoir résolu certains problèmes comme ceux qui ont trait à l’aspect foncier. L’entreprise qui a souffert des difficultés financières — en l’occurrence la Somatra — a retrouvé un nouveau souffle pour participer à la réalisation d’une composante du projet. Un comité de suivi du projet a même été constitué pour accélérer sa réalisation et éviter le retard.
«Chaque jour de retard cause une perte d’argent» prévient notre interlocuteur. Près de 600.000 habitants devraient bénéficier du projet qui aura son site propre pour éviter le croisement rail-route. La vitesse commerciale est entre 35 et 40 km/heure.
Pour ce qui est du tracé de la voie à la ville du Bardo, qui a suscité un remous de certaines parties, M. Zaïer estime que trois variations ont été proposées après études techniques poussées : le viaduc, la surface ou le souterrain.
Les techniciens ont opté pour la voie en surface en utilisant l’emprise déjà existante de la Sncft. «C’est la meilleure variante», estime notre interlocuteur. La voie souterraine nécessite un investissement très lourd et requiert une maintenance périodique, ce qui peut causer des désagréments aux usagers.
Un comité regroupant toutes les parties prenantes a été constitué en vue d’examiner les variantes et trouver un consensus. Au cas où aucune entente ne serait trouvée, le dossier sera porté à la présidence du gouvernement pour trancher définitivement. M. François Valente, directeur de projet à la société «Systra», estime qu’il faut «privilégier l’intérêt général à l’intérêt personnel».
Ce projet tient compte des projections futures qui tablent sur une augmentation du nombre des habitants qui auront besoin d’un transport de qualité à grande capacité». M. Salah Belaïd, conseiller auprès de la direction générale de la société RFR précise que «l’approche participative a été consacrée dans ce projet structurant avec l’implication de toutes les parties concernées». La concertation ne doit pas prendre beaucoup de temps au sujet du tracé pour que les travaux puissent se poursuivre selon le calendrier établi.

Source : La Presse







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