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Séminaire : Quels instruments d’urbanisme pour la Tunisie en transition?

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Le séminaire organisé par l’Association Tunisienne des Urbanistes, du 25 au 26 mai 2012 à Ain Draham et appuyé par la Fondation Hanns Seidel, a traité la question des instruments d’urbanisme et leur évolution dans la Tunisie en transition. Plusieurs thèmes divers ont été abordés pendant les deux journées. Les interventions n’ont pas seulement examiné la question des documents de planification urbaine mais aussi traité plusieurs thèmes connexes tels que l’économie locale et régionale, la mobilité, l’environnement, les espaces public, etc…

Un premier lot d’interventions a concerné l’analyse du contexte international méditerranéen (Nord et Sud). L’examen de ces expériences pointe à la fois des points de convergence entre les différentes expériences internationales mais aussi des éléments de divergence montrant une diversité du contexte dans chaque expérience ce qui impose qu’il faut éviter toute transposition simple des pratiques et des approches et qu’il faut essayer au contraire analyser ces cas en rapport avec leur contexte pour tirer les conclusions qu’il faut et qui soient à même de baliser – ou simplement éclairer – l’évolution de la planification et de la gestion territoriale en Tunisie.
On peut également sortir les éléments suivants qui ont été les plus fréquemment étudiés dans les présentations et des débats qui ont suivi :



  • La question de la planification stratégique a été abordée comme étant une perspective importante à envisager dans tout effort de refonte des instruments d’urbanisme en Tunisie.


  • D’autre part la réussite des collectivités locales demeure tributaire de la décentralisation effective, du développement des outils techniques de l’urbanisme et de l’aménagement ainsi que la participation citoyenne dans les processus décisionnels locaux.


  • L’Intercommunalité parait aussi comme une nécessité pour faire face à l’insuffisance des ressources humaines et matérielles des communes. Les agences d’urbanisme représentent également une piste intéressante dans ce sens, ainsi que l’expérience portugaise de mise en place de pools d’experts travaillant pour le compte des communes pendant la phase de transition.


  • Nécessité d’établir un rapport d’intégration entre planification spatiale et planification économique, que ce soit à l’échelle nationale ou régionale. Ceci suppose un double processus : une prise en compte de la dimension spatiale dans l’exercice de la planification, mais en même temps une meilleure intégration des logiques sectorielles lors de l’établissement des documents de planification spatiale.

Outre ces considérations générales relevées, trois recommandations plus thématiques peuvent être soulevées :



  • Définir le rôle des autorités organisatrices des transports urbains tout en renforçant les attributions des collectivités locales en matière de planification et gestion des transports. Ceci nécessite aussi d’assurer une assise réglementaire aux documents qui régissent ces questions comme les Plan de Circulation et le Plan de Déplacement Urbain.


  • Réformer le rôle et le statut de l’espace public dans les textes qui régissent l’urbain.


  • Développer des approches plus intégrées sur le plan environnemental, dont notamment l’éco urbanisme.

le séminaire a vu aussi le lancement de la réalisation de la Stratégie de Développement de la Ville de Jendouba qui correspond à l’élaboration d’une vision stratégique et partagée pour l’évolution de la ville, portée par la commune, et s’intéressant à l’ensemble des dimensions de la Cité


















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