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Un Architecte, des métiers
AZZA MEZGHANI, ARCHITECTE-AUTEURE
COMPOSITRICE, INTERPRETE

Pouvez-vous vous présenter ? 

Je m’appelle Azza Mezghani, je suis architecte diplômée de l’UIK, graphiste, musicienne auteure compositrice et interprète. 

Pouvez-vous nous parler de votre cursus académique et professionnel ?

Après l’obtention de mon baccalauréat en 2013, j’ai entrepris des études d’architecture en Tunisie, au sein de l’école polytechnique privée Ibn Khaldoun, et en 2020, j’ai intégré l’institut supérieur de musique de Tunis.

Tout au long de mon parcours académique en architecture, j’ai effectué plusieurs stages au sein d’agences privées et publiques afin d’enrichir mon apprentissage théorique avec de vraies expériences pratiques. De la conception, au chantier, en passant par la coordination de projets, j’ai pu acquérir une expérience assez riche. 

Mettre en pratique les aptitudes apprises durant ma formation d’architecte en travaillant, était pour moi la meilleure façon de consolider mes acquis théoriques, notamment pour la photographie, la rédaction, le montage vidéo et le graphisme. 

Grâce à ces compétences apprises en architecture, j’ai pu travailler en tant que graphiste et responsable de la communication au sein de l’entreprise de prêt à porter LYOUM, et au ciné-théâtre le RIO. 

Je fais aussi partie d’un groupe de musique de Rock Psychédélique, NOBLE MEN. Nous avons déjà sorti 3 titres de notre album THE EMBASSY, et continuant sa distribution.

En ce moment, je prépare mon album solo.

A quel moment de votre cursus avez-vous décidé de suivre cette voie artistique ? 

La musique a commencé à faire partie de ma vie lorsque j’ai intégré le conservatoire à l’âge de cinq ans. Je pense que cette voie artistique a toujours fait partie de ma vie depuis mon plus jeune âge, et s’est consolidée grâce aux études d’architecture. Cela m’a permis de découvrir plusieurs mondes artistiques, comme tout d’abord l’architecture, ensuite les arts plastiques, le graphisme, la photographie et la réalisation vidéo. 

En quoi ta formation d’architecte était favorable pour forger ta sensibilité ? 

à la fin de ma première année, ma vision du monde a changé et ma sensibilité s’est encore plus accentuée. Mon regard sur les choses s’est transformé. Ma formation m’a permis de m’ouvrir à d’autres disciplines artistiques, et de découvrir tout un monde qui m’était encore inconnu. 

Comment se manifeste le regard, la perception et la touche de l’architecte dans tes compositions et interprétations ?

L’architecture est une manière de voir les choses, elle existe dans tous les domaines artistiques. 

Pour ma part, la touche de l’architecte est omniprésente. Surtout dans l’aboutissement réelle d’une idée imaginée et fictive. 

Les études d’architecture t’apprennent aussi à présenter tes idées, à être convainquant et confiant. Cela m’a beaucoup aidé à vaincre le trac sur scène et de pouvoir présenter ma musique au public. 

Trouvez-vous qu’il existe une dialectique entre l’architecture et la musique ? 

Pour pouvoir créer de la musique on passe par les mêmes étapes que pour un projet architectural.

La conception est la composition musicale, les différentes esquisses sont les démos. Nous devons aussi faire une coordination avec l’ingénieur son, le producteur, l’arrangeur et aussi les musiciens. 

Pour moi, le mixage et le mastering de la musique s’apparente au chantier, au gros œuvres et seconds œuvres. La scène, est la présentation finale du projet aboutit au client, c’est le moment fatidique de la création qu’elle soit architecturale ou musicale.

Quels sont vos projets actuels ? Pour l’avenir 

En ce moment je prépare mon album avec l’ingénieur son CLEEF MBADINGA, que je compte distribuer d’ici peu. Je continue mon apprentissage musical et architectural, tout en travaillant en tant que graphiste. 

La pluridisciplinarité est une force que l’on doit forger et toujours continuer à améliorer. 

Un mot pour nos futurs architectes ?

L’architecture n’est pas qu’une question de conceptions ou de bâtiments, l’architecture est une manière de vivre. 

Article paru dans Archibat n°51 – Avril 2021

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