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Pour lutter contre le réchauffement climatique, plantons des arbres

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Les ficus nitida plantés sur les trottoirs latéraux et le mail central de l’avenue Habib Bourguiba, à Tunis, protègent les piétons du soleil brûlant de ce samedi 10 juillet 2021 ; la température à midi était de l’ordre de 45 degré.

Comme le montrent, ces photographies, les piétons auraient pu se déplacer à l’ombre si ce n’avait pas été un jour de confinement.
Protéger les habitants des villes et des villages de l’excès des températures estivales, des canicules mortelles pour les personnes du troisième âge est un acte de civisme municipal qui devrait être formulé sous forme de norme technique lors de la conception du plan d’aménagement urbain de toute commune et concrétisé lors de la réalisation des plans d’aménagement de détail et de lotissement.
Le respect de cette norme faciliterait la marche à pied et la piétonisation progressive des espaces urbains et de limiter au strict nécessaire l’usage de l’automobile dans les quartiers de proximité.
De très nombreuses villes, un peu partout dans le monde se sont prononcées avec succès sur cette procédure de piétonisation ; mais ce n’est pas un coup de baguette magique : La reconversion des villes assujetties au « tout automobile » suppose de repenser la planification urbaine et les modes de déplacement et de transport en commun.
L’aménagement de l’avenue Bourguiba actuelle est le fruit d’une série de projets urbains contradictoires et d’intenses débats professionnels et politiques

Pour mémoire, trois dates clé illustrent ces contradictions et débats :
– 1969 : George Candilis, architecte membre de l’Union Internationale des architectes, suggère au Maire de Tunis de supprimer la circulation automobile, d’adapter les transports en commun et de créer une avenue piétonnière de Tunis Marine à Bab Bhar.
Proposition sans suite.
– 1998 : Formulation d’un projet d’amélioration de la circulation qui consistait à créer une artère automobile centrale comprenant 3 fois 3 voies plus une bande de stationnement latéral pour chacun des sens de circulation séparés par un trottoir central de 1 mètre.
Pour réaliser cet axe autoroutier de 28m de largeur, le terre-plein central existant ombragé de 4 rangées de ficus devait être supprimé.
Projet contesté par l’ATU et abandonné.
– 2000 : Projet proposé par l’ATU formalisé par l’Association de Sauvegarde de la Médina et réalisé par la Municipalité de Tunis, intitulé :
« Projet d’embellissement de l’hyper-centre de Tunis »
Le terreplein central de l’avenue est conservé et aménagé (pavage, bancs publics, platebandes, plantes, éclairage)
C’est désormais un espace public piétonnier, un mail élargit par les trottoirs latéraux.

Jellal Abdelkafi, Architecte-paysagiste DPLG Urbaniste IUP 

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