• À propos
  • Publicité
  • Abonnement
    • Newsletter
  • Contact
No Result
View All Result
Archibat
  • Connexion
  • S'enregistrer
  • Home
  • À la une
    • Patrimoine
    • International
    • Urbanisme
    • Opinion
    • Revue de presse
  • Architecture
    • Architectes
    • Maisons
    • Concours national
    • Concours international
  • Actualités
    • Séminaires
  • Bâtiment
    • Bati-Lab
  • Shop
  • Espace Abonné
  • Digital
S'abonner au magazine
  • Home
  • À la une
    • Patrimoine
    • International
    • Urbanisme
    • Opinion
    • Revue de presse
  • Architecture
    • Architectes
    • Maisons
    • Concours national
    • Concours international
  • Actualités
    • Séminaires
  • Bâtiment
    • Bati-Lab
  • Shop
  • Espace Abonné
  • Digital
No Result
View All Result
Archibat
No Result
View All Result
ADVERTISEMENT
Home À la une

Qui a volé l’ombre ?

Équipe Éditoriale by Équipe Éditoriale
2 septembre 2026
Reading Time: 7 mins read
0
Qui a volé l’ombre ?
Et si l’ombre était devenue une espèce en voie de disparition dans l’architecture contemporaine ? Entre façades vitrées, surfaces lisses et espaces uniformément éclairés, nos bâtiments semblent avoir oublié ce que les architectures méditerranéennes savaient depuis longtemps : construire, c’est aussi filtrer la lumière, créer de la fraîcheur, ménager des seuils et des espaces de retrait. Dans cette réflexion sensible et engagée, l’architecte Amin Hasni interroge la disparition progressive de l’ombre — à la fois matière architecturale, nécessité climatique et expérience poétique — et nous invite à la redécouvrir comme une véritable composante du projet.

 

RELATED POSTS

Batimat 2026 : trois mouvements qui dessinent le bâtiment de demain

Échange avec
Mme Samira BEN ABDDALLAH
JULLANAR, UNE APPROCHE SENSIBLE DE L’HABITAT

La toiture, première source de chaleur dans nos bâtiments : plaidoyer pour des formes alternatives en Tunisie

L’autre jour, en passant au Lac 2, une question m’a traversé l’esprit : mais où est donc passée l’ombre ?
Je ne sais pas pourquoi cette question est apparue à ce moment-là. Peut-être en regardant ces façades vitrées, ces volumes lisses, ces bâtiments qui semblent avoir été dessinés pour ne jamais rien cacher.
Et puis, je me suis souvenu de ma deuxième année à l’école d’architecture. Nos premiers exercices consistaient à étudier les rapports entre ombre et lumière sur les façades de Sidi Bou Saïd. Nous dessinions les maisons, leurs murs blancs, leurs portes bleues, leurs corniches, leurs fenêtres, mais surtout ce que le soleil faisait à leur architecture. Nous découvrions qu’une façade n’était pas simplement une surface. Elle avait une épaisseur, des retraits, des avancées, des profondeurs. Chaque élément produisait son ombre et, avec elle, révélait le bâtiment.
La même année, on avait fait un voyage d’étude à Nefta, et la chose qui m’a marqué pour toujours, c’était l’ombre que créaient les joints entre les briques. Ainsi, plus de 20 % de la façade était à l’ombre. Quelqu’un nous avait dit que l’ombre des briques créait un minuscule tourbillon d’air qui ventilait la façade.
La même année, j’ai commencé à faire des aquarelles, et il s’était avéré que je ne dessinais que les ombres. Le blanc de la feuille représentait par défaut les choses éclairées.
L’ombre, on la crée ; la lumière, elle est là par défaut.
Toute la vie du tableau était dans l’ombre colorée du blanc. Le blanc n’était plus une couleur : il était la lumière elle-même. Et l’ombre n’était plus l’absence de lumière, elle devenait couleur. Peut-être est-ce là que j’ai compris que l’ombre n’est jamais simplement ce qui s’oppose à la lumière. Elle est ce qui lui donne sa présence. Sans ombre, la lumière éclaire, mais elle ne révèle rien.
C’est peut-être pour cela qu’en regardant aujourd’hui certaines architectures contemporaines, j’ai parfois le sentiment qu’il manque quelque chose. En regardant les rendus 3D devant les chantiers du Lac Zéro, on aperçoit des volumes, des baies vitrées ininterrompues, des surfaces parfaitement lisses, une lumière égale qui tombe de partout et de nulle part à la fois. Tout est visible. Tout est éclairé. Il n’y a presque plus de recoin sombre, plus de profondeur, plus de pénombre où l’œil pourrait se poser. Nous avons fini par confondre la qualité d’un espace avec sa quantité de lumière, comme si l’architecture n’avait plus qu’un seul geste possible : laisser entrer le jour, encore et encore.
Pourtant, pendant des millénaires, construire a d’abord consisté à fabriquer de l’ombre.
Dans les architectures méditerranéennes, l’ombre n’était pas un accident. Elle était une nécessité climatique, mais aussi une matière de projet. Le patio, la ruelle étroite, le mur épais, le claustra, le moucharabieh, les petites ouvertures profondément creusées dans les murs, les constructions en terre de Tozeur : tous ces dispositifs ont en commun de ne pas chercher simplement à faire entrer la lumière. Ils cherchent à la filtrer, à la tamiser, à la ralentir avant qu’elle n’atteigne le corps.
Un patio n’est pas un trou dans un bâtiment pour faire entrer le soleil. C’est un dispositif qui organise le passage entre la lumière et la pénombre. Une ruelle de médina n’est pas seulement une circulation étroite : elle protège du soleil et construit une succession de températures, de lumières et de sensations. Un mur épais ne sert pas seulement à porter. Il crée une profondeur, une fraîcheur, un seuil. L’espace méditerranéen traditionnel n’est donc pas nécessairement un espace lumineux. C’est un espace où l’on passe de la lumière à la pénombre et de la pénombre à la lumière.
L’ombre y est une matière. Elle donne de la profondeur aux choses, elle crée du calme, du mystère, du silence. Elle permet au regard de se reposer et au corps de se retirer. Elle permet même de ne pas tout voir.
On pourrait croire que le mouvement moderne, avec sa fascination pour la lumière, l’air, les grandes fenêtres et la transparence, a signé la disparition de cette pensée de l’ombre. Mais l’histoire est plus complexe.
Le Corbusier, que l’on associe volontiers aux grandes surfaces vitrées et à la transparence moderne, écrivait que « l’architecture est le jeu savant, correct et magnifique des volumes assemblés sous la lumière ». Il ne parlait pas de vitrages, mais de volumes. Et un volume n’existe véritablement que parce que la lumière vient le révéler et que l’ombre vient en souligner les contours.
Le modernisme portait donc déjà en lui une contradiction. D’un côté, les idéaux hygiénistes de la modernité : davantage de lumière, d’air et de soleil. De l’autre, la réalité physique des climats chauds. Car dès que cette architecture sort des climats tempérés et rencontre le soleil méditerranéen, africain, indien ou mexicain, une question finit nécessairement par apparaître : que faire de toute cette lumière ?
Le grand basculement est peut-être venu plus tard, lorsque plusieurs technologies ont rendu l’ombre moins nécessaire. La climatisation a permis de corriger mécaniquement ce que l’architecture ne résolvait plus par son orientation, ses murs, ses patios ou ses protections solaires. Une façade entièrement exposée au soleil pouvait désormais être compensée par une machine. L’ombre n’était plus indispensable à l’habitabilité. Elle devenait optionnelle.
Au même moment, le mur-rideau et le verre se sont imposés comme les symboles universels d’une certaine idée de la modernité. La façade entièrement vitrée est devenue l’image du siège social, de la banque, de la tour internationale. La transparence signifiait l’ouverture, la lumière signifiait le progrès. Le verre n’était plus simplement un matériau : il devenait une image.
Puis la lumière artificielle est venue compléter le dispositif. Le fluorescent, puis la LED ont permis d’éclairer les espaces de manière uniforme, indépendamment de la course du soleil. On pouvait désormais éclairer après coup. La lumière n’était plus seulement un phénomène avec lequel l’architecte devait composer. Elle devenait un équipement.
Et puis il y a eu un autre voleur, plus récent et peut-être plus puissant encore : l’image.
L’architecture contemporaine existe aujourd’hui avant tout sur des écrans. Elle est vue dans les concours, les brochures, les réseaux sociaux, les plateformes immobilières. Or l’image numérique aime la clarté. Elle aime les surfaces nettes, les volumes blancs, les vitrages immenses, les intérieurs parfaitement éclairés. Elle aime ce qui se comprend immédiatement.
On dessine aujourd’hui plus pour Instagram que pour les occupants de l’espace.
L’ombre, elle, est ambiguë. Elle cache autant qu’elle révèle. Elle demande au regard de patienter. Elle ne montre pas tout.
Peut-être est-ce pour cela qu’elle est devenue si rare.
Mais l’oubli de l’ombre n’est pas seulement une question esthétique. Il a aussi un coût physique. Dans un climat chaud, une façade mal protégée transforme le bâtiment en machine à accumuler de la chaleur. On compense alors avec davantage de climatisation, davantage d’électricité, davantage d’équipements. Nous redécouvrons aujourd’hui, sous la pression du changement climatique, ce que les architectures anciennes savaient déjà : un auvent, une loggia, un patio, un arbre, un mur épais ou une façade correctement orientée peuvent parfois accomplir sans énergie ce que des machines tentent ensuite de corriger.
Mais je crois que la perte est plus profonde encore.
Un espace uniformément éclairé est un espace où tout devient équivalent. Tout est visible, tout est exposé, tout est immédiatement compréhensible. Il n’y a plus vraiment de seuil, plus de progression, plus de surprise. L’ombre crée au contraire des endroits où le regard s’arrête. Elle crée des retraits, des lieux d’intimité, des espaces où l’on peut être sans être immédiatement exposé au regard des autres.
Elle fabrique du mystère.
Elle donne envie d’avancer.
Une architecture qui montre tout immédiatement est peut-être une architecture qui ne nous laisse plus rien à découvrir.
C’est là que la question de l’ombre devient presque une question sur nous-mêmes. Car si nous avons construit des architectures sans ombre, nous avons peut-être aussi fabriqué un homme sans ombre. Un homme qui veut tout voir, tout éclairer, tout contrôler. Un homme qui accepte de moins en moins ce qui lui échappe.
Pourtant, l’ombre est une expérience fondamentale.
Elle nous rappelle que le monde n’est pas entièrement visible. Qu’une partie des choses demeure cachée, qu’il existe des nuances entre voir et ne pas voir, entre dehors et dedans, entre public et intime, entre lumière et obscurité.
L’ombre n’est pas l’ennemie de la lumière.
Elle est ce qui permet de la lire.
Et pourtant, l’ombre revient.
Curieusement, ce n’est pas d’abord la poésie qui la fait revenir. C’est le climat. Face à la nécessité de réduire la consommation énergétique des bâtiments, les architectes devront redécouvrir les casquettes solaires, les loggias profondes, les patios, les claustras, les façades filtrantes. Ils redécouvrent une architecture capable de dire non au soleil.

Construire, c’est aussi savoir faire de l’ombre.

Par Amin Hasni, Architecte

Tags: Amin HasniQui a volé l’ombre ?
Partager1Tweet1Partager
Équipe Éditoriale

Équipe Éditoriale

Related Posts

Batimat 2026 : trois mouvements qui dessinent le bâtiment de demain
À la une

Batimat 2026 : trois mouvements qui dessinent le bâtiment de demain

1 septembre 2026
Échange avec Mme Samira BEN ABDDALLAH JULLANAR, UNE APPROCHE SENSIBLE DE L’HABITAT
À la une

Échange avec
Mme Samira BEN ABDDALLAH
JULLANAR, UNE APPROCHE SENSIBLE DE L’HABITAT

31 août 2026
La toiture, première source de chaleur dans nos bâtiments : plaidoyer pour des formes alternatives en Tunisie
À la une

La toiture, première source de chaleur dans nos bâtiments : plaidoyer pour des formes alternatives en Tunisie

4 août 2026
Territoires en action : l’architecture au service de la localisation des ODD en Tunisie
À la une

Territoires en action : l’architecture au service de la localisation des ODD en Tunisie

28 juillet 2026
Le Village de Sidi Bou Saïd inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO
À la une

Le Village de Sidi Bou Saïd inscrit au patrimoine mondial de l’UNESCO

27 juillet 2026
ARCHICAD Collaborate : un webinaire pour accélérer la transition BIM des professionnels tunisiens
À la une

ARCHICAD Collaborate : un webinaire pour accélérer la transition BIM des professionnels tunisiens

21 juillet 2026

Laisser un commentaire Annuler la réponse

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Recommended Stories

L’incubateur Lab’ess lance son appel à candidature pour des projets à impact axés sur les villes durables

L’incubateur Lab’ess lance son appel à candidature pour des projets à impact axés sur les villes durables

8 août 2023
Le Prix Aga Khan d’architecture annonce la liste des finalistes pour 2025

Le Prix Aga Khan d’architecture annonce la liste des finalistes pour 2025

3 septembre 2025
François Laurent, géographe et urbaniste : «Une ambition : retrouver le plaisir de la marche à pied»

François Laurent, géographe et urbaniste : «Une ambition : retrouver le plaisir de la marche à pied»

4 avril 2022

Popular Stories

  • Femme et architecte  Installée à son propre compte en Tunisie : Une équation impossible ?

    Femme et architecte
    Installée à son propre compte en Tunisie : Une équation impossible ?

    495 Partages
    Partager 198 Tweet 124
  • Une architecture moderne en Tunisie Olivier-Clément Cacoub, premières œuvres (1958-1970)

    450 Partages
    Partager 180 Tweet 113
  • SOPAL
    Une réussite tunisienne au service de l’innovation

    335 Partages
    Partager 134 Tweet 84
  • « L’architecture traditionnelle en Tunisie : un témoignage de l’identité et du patrimoine culturel du pays »

    293 Partages
    Partager 117 Tweet 73
  • PROJET LAUREAT DU CONCOURS NATIONAL D’ARCHITECTURE
    LYCEE INTERNATIONAL DE TUNIS AUX JARDINS DE CARTHAGE

    230 Partages
    Partager 92 Tweet 58
Archibat


Archibat est une revue tunisienne dédiée à l’architecture et au bâtiment depuis 1997. Elle promeut l’excellence architecturale et met en lumière les projets innovants du secteur. Archibat Digital, son agence digitale, accompagne les professionnels de la construction dans leur communication, leur visibilité en ligne et leur développement commercial.
En savoir plus


Articles récents

  • Qui a volé l’ombre ?
  • Batimat 2026 : trois mouvements qui dessinent le bâtiment de demain
  • Échange avec
    Mme Samira BEN ABDDALLAH
    JULLANAR, UNE APPROCHE SENSIBLE DE L’HABITAT

Catégories

  • À la une
  • Actualités
  • Architectes
  • Architecture
  • Bati-Lab
  • Bâtiment
  • Concours
  • Concours international
  • Concours national
  • International
  • Maisons
  • Mémoire d'architecture
  • Opinion
  • Patrimoine
  • Projets
  • Revue de presse
  • Séminaires
  • Thèse de doctorat
  • Urbanisme

© 2026 JNews - Premium WordPress news & magazine theme by Jegtheme.

Welcome Back!

Login to your account below

Forgotten Password? Sign Up

Create New Account!

Fill the forms bellow to register

All fields are required. Log In

Retrieve your password

Please enter your username or email address to reset your password.

Log In
No Result
View All Result
  • À propos
  • Abonnement
  • Abonnement annuel version numérique
  • Abonnement nouvelle version
  • Account
  • Archibat DIGITAL
  • Compte d’adhérent
    • Annulation d’adhésion
    • Confirmation d’adhésion
    • Facture d’adhésion
    • Niveaux d’adhésion
    • Paiement d’adhésion
    • Reçu d’adhésion
    • Votre profil
  • Compte d’adhérent
    • Annulation d’adhésion
    • Confirmation d’adhésion
    • Facture d’adhésion
    • Niveaux d’adhésion
    • Paiement d’adhésion
    • Reçu d’adhésion
    • Votre profil
  • Confirmation de votre désabonnement
  • Connexion
  • Contact
  • Déconnexion
  • Édition numérique actuelle
  • Éditions némuriques 2 ans
  • Espace Abonné
  • Formation Bilan Carbone® à Tunis – 26 & 27 juin 2025
  • Home
  • Inscription
  • Membres
  • Mon compte
  • Newsletter
  • Nouveau numéro disponible
  • Pack digital Archibat
  • Panier
  • Password Reset
  • Publicité
  • S’inscrire
    • Bienvenue
    • Editer votre profil
    • Mettre à jour votre carte bancaire
    • Votre abonnement
  • Se connecter
  • Se connecter
  • Services digitaux
  • Shop
  • Subscription
  • Validation de la commande
  • Votre site web by ARCHIBAT

© 2026 JNews - Premium WordPress news & magazine theme by Jegtheme.