La Tunisie célèbre une nouvelle inscription majeure sur la Liste du patrimoine mondial de l’UNESCO. Le Village de Sidi Bou Saïd a été officiellement inscrit le 25 juillet 2026, à l’unanimité, lors de la 48e session du Comité du patrimoine mondial réunie à Busan, en Corée du Sud. Cette inscription porte désormais à dix le nombre de biens tunisiens inscrits sur la Liste du patrimoine mondial, dont neuf biens culturels et un bien naturel.
Perché sur les hauteurs du golfe de Tunis, face à Carthage et à la Méditerranée, Sidi Bou Saïd est depuis longtemps associé à une identité architecturale et paysagère singulière. Ses façades blanches ponctuées de bleu, ses portes traditionnelles, ses ruelles, ses patios et son rapport privilégié au paysage méditerranéen ont contribué à faire du village un lieu emblématique de la Tunisie.
Cette reconnaissance internationale constitue à la fois une fierté et une responsabilité. Elle invite à renforcer les politiques de conservation, à préserver l’authenticité du village et à trouver un équilibre entre protection du patrimoine, qualité de vie des habitants et fréquentation touristique.
La préservation de Sidi Bou Saïd ne peut ainsi être dissociée de la maîtrise de l’urbanisation, de la gestion des flux touristiques, de la qualité des espaces publics et du maintien des savoir-faire et des pratiques qui participent à son identité.
Un travail collectif et une mobilisation internationale
Derrière cette reconnaissances se trouve un travail de longue haleine mobilisant des équipes administratives, scientifiques et techniques, ainsi qu’une importante coordination institutionnelle et diplomatique.
La préparation d’un dossier de candidature UNESCO exige en effet un travail minutieux de documentation, de justification de la valeur patrimoniale, de définition des dispositifs de protection et de gestion, ainsi qu’une mobilisation de nombreux acteurs.
L’inscription du Village de Sidi Bou Saïd intervient quelques mois après celle, en avril 2026, du Dahar au Réseau des Géoparcs mondiaux de l’UNESCO, faisant de ce territoire du Sud tunisien le premier Géoparc mondial UNESCO du pays. Une reconnaissance qui avait fait l’objet d’un précédent article dans Archibat : Lire notre article sur le Géoparc du Dahar.
Ces deux inscriptions témoignent également de la qualité de la coopération entre la Tunisie et l’UNESCO et de l’engagement des différentes institutions et organisations impliquées dans la sauvegarde et la valorisation du patrimoine.
Elles illustrent aussi l’importance du rôle joué par les organismes consultatifs et les partenaires internationaux qui accompagnent les États dans ces processus complexes.
Ces deux reconnaissances successives témoignent de la richesse et de la diversité du patrimoine tunisien, ainsi que du travail mené par les équipes administratives, techniques et scientifiques et de la mobilisation institutionnelle et diplomatique ayant accompagné ces candidatures.
Avec Sidi Bou Saïd et le Dahar, la Tunisie affirme une nouvelle fois la richesse de son patrimoine et son rayonnement sur la scène internationale. Deux territoires, deux patrimoines, une même responsabilité : préserver, transmettre et valoriser ce patrimoine pour les générations futures.














